Les Nations unies confirment une reprise de la croissance mondiale. Il est raisonnable de penser que la croissance économique mondiale s'accentuera dans les deux années à venir, alors que persistent les signes d'amélioration, souligne le rapport 2014 des Nations unies, paru ce 21 janvier (« Situation et perspectives de l'économie mondiale 2014 »). Les experts tablent sur un rythme de croissance de 3% en 2014 et de 3,3% en 2015, contre une croissance estimée à 2,1% pour 2013. Pour la deuxième année consécutive, l'économie mondiale a connu une croissance en demi-teintes en 2013, mais certains progrès au dernier trimestre ont donné lieu à des prévisions plus encourageantes de l'ONU. La très longue récession de la zone euro a pris fin et la croissance des États-Unis s'est un peu consolidée. Quelques grands pays en plein essor, dont la Chine et l'Inde, sont parvenus à freiner le ralentissement économique qu'ils ont subi ces deux dernières années et ont légèrement remonté la pente. Des éléments qui laissaient présager une hausse de la croissance mondiale. Selon les experts, l'inflation ne posera pas de risque au niveau mondial, mais la situation de l'emploi restera difficile. Alors que le développement des échanges commerciaux internationaux devrait reprendre quelque peu pour atteindre 4,7% en 2014, les prévisions montrent que le prix de la plupart des matières premières restera inchangé bien que tout soubresaut inattendu du côté de l'offre, y compris les tensions géopolitiques, puisse faire grimper certains de ces prix. Les mouvements de capitaux vers les économies naissantes seront vraisemblablement plus instables. Par région: Pays développés: 1) États-Unis: les restrictions budgétaires et des blocages politiques sur des questions budgétaires ont lourdement pesé sur la croissance, néanmoins les mesures d'assouplissement monétaire ont dopé le cours des actions. Le redressement du marché américain du logement s'est poursuivi. Le PIB devrait en principe progresser de 2,5% en 2014 ; 2) Europe occidentale: la région est sortie de la récession en 2013 mais les perspectives de croissance demeurent fragiles car l'austérité fiscale se prolonge et les taux de chômage restent à un niveau record. En 2014, les experts tablent sur un accroissement de 1,5% du PIB ; 3) Japon: un train de mesures expansionnistes a permis de stimuler la croissance mais l'incidence des futures réformes structurelles est mal connue et il est probable qu'une hausse prévue de la taxe à la consommation de 1,5% limite la croissance. D'après les prévisions, le PIB devrait s'accroître de 1,5% en 2014. Pays en développement et en transition économique: 1) Brésil: la croissance a été entravée par la faiblesse de la demande extérieure, le caractère fluctuant des apports de capitaux internationaux et le durcissement de la politique monétaire, mais selon les experts, la croissance trouvera un nouveau souffle pour atteindre 3% en 2014 ; 2) Chine: le tassement de l'activité économique s'est stabilisé et la croissance devrait logiquement se maintenir autour de 7,5% dans les quelques années à venir ; 3) Inde: ce pays a connu sa plus faible croissance depuis une vingtaine d'années, avec d'importants déficits de la balance courante et du budget de l'État s'ajoutant à un fort taux d'inflation mais il est prévu que la croissance s'améliore pour dépasser 5% en 2014 ; 4) Fédération de Russie: la croissance s'est encore étiolée dans la région en 2013, alors que la production industrielle et les investissements fléchissaient, et devrait se redresser légèrement pour atteindre 2,9% en 2014 ; 5) Afrique du Sud: les perspectives de croissance devraient demeurer relativement solides. Après une prévision de croissance en 2013, les projections pour la région permettent d'espérer un accroissement du PIB de 4,7% en 2014. Le rapport fait ressortir combien la croissance de l'Afrique est tributaire des investissements dans les infrastructures et le commerce, des rapports que l'Afrique entretient avec les pays émergents et dans le domaine des investissements ainsi que des progrès en matière de gouvernance économique et de gestion. (IL)