Bruxelles, 21/01/2014 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont exprimé, lundi 20 janvier à Bruxelles, leurs vives préoccupations face à la situation au Soudan du Sud, jeune nation en proie à une grave crise humanitaire et déjà menacée de partition si les pourparlers de paix n'aboutissent pas. L'Union européenne condamne la poursuite des combats dans le pays et déplore leur lourd bilan en pertes de vies humaines, en violations massives des droits humains et du droit humanitaire international, souligne le Conseil dans ses conclusions.
L'UE appelle à la cessation immédiate des hostilités entre partisans du président Salva Kiir et ceux de l'ex-président Machar et presse tous les dirigeants politiques et chefs militaires de protéger les civils et d'agir dans l'intérêt de l'ensemble de la population.
Le Conseil réitère le plein soutien de l'UE aux efforts de médiation déployés par l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement en Afrique de l'Est) pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu immédiat et d'ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif. Il soutient l'appel lancé par l'IGAD et l'Union africaine en faveur de la libération immédiate de tous les prisonniers politiques détenus à Juba, condition sur laquelle achoppent les pourparlers de paix alors même qu'elle constitue un préalable à un processus politique crédible.
L'UE rappelle que tous les responsables de violations des droits de l'homme, y compris de violences ethniques et de violation du droit humanitaire international, seront comptables de leurs actes et met en garde contre toute intervention extérieure qui pourrait exacerber les tensions politiques et militaires. Elle appelle toutes les parties à garantir l'accès humanitaire, assure qu'elle continuera à fournir de l'aide pour répondre aux besoins croissants de la population face à la crise humanitaire qui s'aggrave. L'UE se dit prête, s'il le faut, à envisager des sanctions ciblées sur les personnes qui entravent le processus politique. (AN)