Bruxelles, 21/01/2014 (Agence Europe) - La Bulgarie ne devrait pas rentrer dans l'espace Schengen avant 2017, soit un an avant que le pays ne prenne la présidence tournante de l'UE, a indiqué lundi le ministre des Affaires étrangères, Kristian Vigenin, rapporte Euractiv. Selon lui, la décision d'intégrer le pays dans l'espace Schengen pourrait intervenir en 2014 mais passerait par une ouverture des frontières aériennes en 2015 et terrestres en 2017. Le pays, tout comme la Roumanie, était censé rejoindre l'espace de libre circulation en 2011 mais une série d'obstacles posés par les États membres comme la France, l'Allemagne ou les Pays-Bas ont ralenti le mouvement. Les deux pays ont également été secoués par des scandales politiques et de corruption ne jouant pas en leur faveur. Mercredi 22 janvier, la Commission européenne doit présenter ses nouveaux rapports intérimaires au titre du Mécanisme de coopération et vérification, mécanisme imposé aux deux pays depuis 2007 qui évalue leurs progrès en matière de justice et de lutte contre la corruption. Le ministre Vigenin a déjà indiqué lundi qu'il s'attendait à ce que ce monitoring continue sous la prochaine Commission. Concernant le rapport du 22 janvier, le ministre a déjà prédit qu'il ne serait « pas très positif ».
Selon des fuites dans la presse locale, rapporte l'AFP, l'UE devrait noter dans son rapport certains progrès, notamment des institutions judiciaires (en Roumanie, par exemple, le nombre de condamnés définitifs pour corruption de haut niveau est passé de 155 en 2006 à plus de 1 000 en 2013, selon le parquet anticorruption (DNA). Mais elle devrait aussi continuer à critiquer des attaques politiques contre l'indépendance de la justice. En décembre, lors d'une journée qualifiée de « mardi noir » pour la justice, les parlementaires roumains s'étaient ainsi octroyé une « super-immunité », ce qui avait été dénoncé par la Commission. Les mesures avaient finalement été déclarées inconstitutionnelles. (SP)