Bruxelles, 21/01/2014 (Agence Europe) - Le nouveau ministre allemand de l'Agriculture, Hans-Peter Friedrich, est réservé sur le verdissement des aides agricoles, une mesure prévue dans la nouvelle politique agricole commune (PAC). Selon lui, toutes les terres disponibles doivent être cultivées.
« Nous avons une obligation éthique et morale de produire, de manière pérenne, des denrées alimentaires sur les surfaces que nous avons », a déclaré le 16 janvier Hans-Peter Friedrich lors d'une conférence de presse dans le cadre de la Semaine verte de Berlin, la Grüne Woche. Issu du parti conservateur bavarois comme Ilse Aigner qui l'a précédé dans la fonction, le nouveau ministre a fait part de ses réserves à l'égard des mesures de verdissement de la PAC. Il a aussi indiqué qu'il n'avait pas l'intention de soutenir plus intensément la production biologique, dont la croissance reste nettement en dessous des objectifs fixés il y a quelques années. « C'est le consommateur qui décide en dernière instance ce qui doit être produit », a-t-il argumenté. « Nous ne pouvons pas faire de certains segments des niches subventionnées ».
Mise en garde de Dacian Ciolos. « Nous avons décidé de ne pas rentrer dans le détail » et de laisser à chaque pays le loisir de fixer ses règles pour le verdissement, a précisé le commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos. Toutefois, « les États membres auront l'obligation de prouver que les mesures (prises) profitent à la biodiversité et à la qualité du sol. Si ce n'est pas le cas, nous refuserons leurs propositions », a-t-il mis en garde. Le président de la fédération des agriculteurs allemands DBV, Joachim Rukwied, a salué les propos du nouveau ministre. Quelque 30 000 personnes, selon les organisateurs, ont manifesté le 18 janvier à Berlin pour réclamer notamment une agriculture plus respectueuse de l'environnement. (LC)