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Bulletin Quotidien Europe N° 11001
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) maroc

Reprise des négociations sur le commerce

Bruxelles, 21/01/2014 (Agence Europe) - Le Maroc et l'UE ont repris, lundi à Rabat, leurs négociations pour un accord de libre-échange approfondi (ALECA). La presse du royaume commente abondamment l'événement et soupèse les avantages et les inconvénients de cet accord qui vise explicitement à ancrer l'économie marocaine à l'Europe. L'ambassadeur européen à Rabat, Rupert Joy, s'est efforcé, dans une tribune, de rassurer les Marocains.

L'ALECA devrait « à long terme faire grimper le PIB du Maroc de près de 1,6% et le pouvoir d'achat des Marocains de 1,6 à 1,9% », écrivent les médias du pays citant des évaluations d'experts qui prédisent qu'il y aura un « impact remarquable sur les flux commerciaux » et que les « exportations connaîtront à long terme une augmentation escomptée de 15% ». Quelques secteurs devraient toutefois en souffrir comme celui du cuir et de l'agriculture, poste de pointe dans le commerce extérieur marocain, qui aura à faire face à une « grande concurrence ». Selon ces évaluations, « au moment où le secteur des fruits et légumes en tirera un grand profit, les céréales et quelques autres cultures connaîtront une baisse de production estimée à 2,7% à long terme ». Forte concurrence attendue également dans les services, les TIC et le offshoring.

« Ces négociations constitueront une nouvelle étape cruciale dans l'édification du partenariat privilégié Maroc-UE », a souligné Mohamed Abbou, ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Économie numérique, chargé du commerce extérieur en marge d'une réunion lundi dernier avec des représentants de la Confédération générale des entreprises du Maroc, CGEM.

Pour l'ambassadeur européen à Rabat, l'engagement dans de telles négociations est un « signal extrêmement positif » adressé aux entreprises européennes visant à une « intégration économique plus poussée » du Maroc dans le marché intérieur de l'UE. Et « beaucoup de progrès ont été faits lors des deux premiers rounds en avril et juin 2013 », a affirmé Rupert Joy. Il explique qu'en l'état, la mise en oeuvre des accords existants « a permis la suppression ou la réduction significative des droits des douanes des produits industriels ainsi que de l'agriculture et de la pêche, ce qui a donné lieu à une dynamisation des échanges commerciaux. Cependant, à ce stade, le seul avantage comparatif des produits marocains était de pouvoir être exportés vers l'UE sans droits de douane ». Il affirme dans une tribune publiée dans l'hebdomadaire L'Économiste qu'un « rapprochement des procédures de passation des marchés publics aura pour conséquence une participation plus fluide des entreprises des deux parties. Pour le consommateur tant marocain qu'européen, le rapprochement des législations vers plus de concurrence, une meilleure protection de la propriété intellectuelle et un renforcement de la protection du consommateur à travers de meilleures mesures sanitaires et phytosanitaires seront des garanties plus fortes de sécurité et de meilleure qualité et de plus grand choix des produits et services ». (FB)

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