Bruxelles, 08/05/2007 (Agence Europe) - En adoptant mardi à une large majorité (31 voix pour, 4 contre, aucune abstention) le rapport d'initiative de la chrétienne-démocrate hongroise Etelka Barsi-Pataky, la commission des transports du Parlement européen a soutenu l'approche pragmatique de la Commission exprimée dans la révision à mi-parcours du Livre blanc de 2001 sur la politique européenne des transports à l'horizon 2010. Pour ce qui est du financement, en adoptant ce rapport intitulé « Pour une Europe en mouvement - Mobilité durable pour notre continent », la commission a mis l'accent sur la nécessité de recourir à des moyens alternatifs et innovants de financement des infrastructures de transport de l'UE, et notamment aux ressources propres de l'Union. Le vote en plénière est prévu pour le mois de juin.
Les députés ont estimé que le financement insuffisant des infrastructures de transport de l'UE représente « un risque significatif » et ont appelé la Commission à faire des propositions sur la possibilité d'élargir les moyens de financement de ces infrastructures, y compris ceux des Réseaux transeuropéens de transport (RTE-T). Les « moyens alternatifs et innovants » de financement pourraient, selon eux, inclure les ressources propres de l'UE. Dans cette perspective, les députés ont demandé à la Commission européenne d'examiner, lors de la révision annuelle du budget, des sources supplémentaires de financement des infrastructures de transport mais aussi de la recherche relative aux transports. Les moyens alternatifs et innovants de financement devraient être basés sur l'internalisation des coûts externes et du principe du « pollueur-payeur », ont-ils par ailleurs estimé. La commission a fait notamment part de ses attentes en ce qui concerne « un modèle applicable généralement, transparent et exhaustif » de l'internalisation des coûts externes des transports et le rapport d'évaluation de l'impact de ce modèle qui doit être présenté par la Commission européenne en 2008 (voir EUROPE n° 9363). En s'accordant sur une approche « plus réaliste que précédemment » en ce qui concerne les politiques des transports, les députés ont reconnu l'importance de combiner différents modes de transport. Ils ont toutefois fait observer que la co-modalité devait aller de pair avec la réduction des nuisances environnementales causées par le transport.
En outre, la commission a souligné l'importance de la politique maritime européenne et des « autoroutes de la mer » et mis l'accent sur le développement de l'aviation et son inclusion dans le système communautaire d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre. (aby)