Le Parlement européen sera appelé, jeudi 27 novembre, à approuver les conclusions de ses commissions 'Affaires étrangères' et 'Commerce international' sur la mise en œuvre de l’accord de commerce et de coopération conclu entre l’UE et Londres en 2020.
Sur la base du rapport du 11 novembre, porté par Thijs Reuten (S&D, néerlandais) et Nina Carberry (PPE, irlandaise), les élus devraient, de manière générale, reconnaître le rôle important du Royaume-Uni pour garantir la paix, la sécurité et la stabilité du continent européen et au-delà, mais que la « relation UE-Royaume-Uni repose sur le plein respect et la mise en œuvre intégrale, rapide et fidèle de l’accord de retrait, y compris du cadre de Windsor, et de l’accord de coopération transfrontalière ».
Saluant les conclusions du Sommet de Londres du 19 mai, qui ont acté la relance des relations, ils devraient se féliciter « en particulier de l’accord sur un nouveau partenariat stratégique UE-Royaume-Uni, qui marque le renouvellement des engagements mutuels et l’approfondissement de la coopération bilatérale, ainsi que de l’accord prévoyant la tenue de sommets annuels entre les deux parties ».
Les déclarations politiques et les bonnes intentions doivent néanmoins « désormais se concrétiser », le rapport insistant sur la nécessité pour l’UE et le Royaume-Uni de respecter leurs engagements, en particulier dans le domaine de l’industrie de défense.
Le PE appellera aussi les deux parties à mettre pleinement en œuvre l’accord de commerce et de coopération et à exploiter pleinement son potentiel dans les domaines d’intérêt commun, notamment par le biais d’un alignement sectoriel volontaire, de mécanismes de reconnaissance mutuelle et d’un dialogue sur l’innovation réglementaire, et à envisager une coopération accrue en matière douanière.
Ils saluent à ce titre le lancement de négociations sur un accord sur la facilitation du commerce des produits agricoles (EUROPE 13751/23). L’accord visant à établir « un espace SPS [espace sanitaire et phytosanitaire, NDLR] commun réduirait considérablement les frictions commerciales et contribuerait à la stabilité et à la prévisibilité des entreprises en supprimant la grande majorité des exigences de certification et de contrôle pour la circulation des animaux, des produits animaux, des végétaux et des produits végétaux entre la Grande-Bretagne et l’UE, tout en maintenant des normes élevées ».
Le PE devrait aussi réaffirmer son soutien à l'association du Royaume-Uni à Erasmus+.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/jjl (Solenn Paulic)