Le Conseil de l’UE a imposé, jeudi 20 novembre, des mesures restrictives à dix personnes responsables de graves violations des droits de l'homme et de la répression de la société civile et de l'opposition démocratique en Russie.
Il s’agit du chef de la direction principale du service pénitentiaire fédéral de la Fédération de Russie pour l’oblast de Rostov, y compris le centre de détention provisoire no 2 de Taganrog (SIZO-2), Andrey Viktorovich Polyakov, du directeur de ce centre de détention, Aleksander Shtoda, et de deux directeurs adjoints de ce centre, Andrey Mikhailichenko et Andrey Sapitskiy. Des actes de torture généralisés et systématiques et d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants seraient infligés aux détenus, y compris ukrainiens, tant civils que militaires, dans cet établissement, selon le Conseil.
Timur Vakhrameev, juge au Tribunal de district de Basmanniy, Svetlana Rygalova, procureur du Bureau du procureur de la région de Vladimir, Artemy Telminov, enquêteur du comité d’enquête de la Fédération de Russie, Boris Kozhevnikov, vice-président, et Maksim Panin et Marina Ushakova, juges à la Cour d’appel militaire de Russie, impliqués dans un certain nombre d’affaires de poursuites motivées par des considérations politiques, font aussi l’objet de mesures.
Ces personnes voient leurs avoirs gelés et sont interdites de voyage dans l’UE. Il est interdit aux citoyens et entreprises de l'UE de leur fournir des fonds.
Voir l’acte juridique : https://aeur.eu/f/jjt (Camille-Cerise Gessant)