Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères sont convenus, jeudi 20 novembre, des principes d'une « nouvelle approche de l’UE » pour la région africaine du Sahel, où les coups d’État se sont multipliés depuis 2020, où les missions de l’UE ont été définitivement suspendues ou fortement réduites et où les organisations terroristes État islamique et Al-Qaïda, ainsi que leurs groupes affiliés, renforcent leur présence (EUROPE 13715/19).
« L’accent est mis sur l’engagement politique et diplomatique, la sécurité humaine et les opportunités économiques. L’objectif est de prévenir de nouveaux conflits, de s’attaquer aux causes profondes des migrations et de lutter contre le crime organisé », a indiqué la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, lors d'une conférence de presse, à l'issue de la réunion.
« Nous suivons avec une grande préoccupation la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel, plus particulièrement au Mali », a notamment déclaré jeudi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, constatant, pour sa part, « l'échec absolu de la Russie, qui avait promis aux autorités des pays du Sahel de les épauler dans la lutte contre le terrorisme ». Et d'ajouter : « Le résultat, c'est que partout, le terrorisme progresse ».
« L'UE doit se maintenir sur le terrain », a insisté le ministre espagnol, José Manuel Albares. « Elle doit assurer une importante présence », a-t-il ajouté.
L'enjeu du Sahel devrait figurer parmi les priorités du sommet UE-Afrique des 24 et 25 novembre prochains à Luanda (Angola). (Bernard Denuit)