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Bulletin Quotidien Europe N° 13756
ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

L'UE pourrait renforcer ses missions PSDC pour aider à la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza

Les ministres des Affaires étrangères européens ont discuté, jeudi 20 novembre, du soutien que l’UE pourrait apporter à la mise en œuvre du plan de paix pour le Proche-Orient, notamment avec ses missions de politique de sécurité et de défense commune (PSDC).

« La paix dépend du fait que le Hamas n’ait pas de rôle, mais aussi de l'implication des partenaires internationaux. Des collaborateurs de l'UE sont déjà à l'œuvre au sein du centre de coordination, où ils se concentrent sur les questions humanitaires et de sécurité », a expliqué la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, à l’issue du Conseil de l’UE.

Le plan est « une occasion cruciale qu'il ne faut pas laisser passer. Des mesures doivent être prises immédiatement afin de garantir une paix durable dans la région », a expliqué le ministre grec, Evangelos Venizelos.

Selon le ministre espagnol, José Manuel Albares, « la voix de l'Europe dans ce processus de paix encore fragile et en cours à Gaza doit précisément s'élever pour l'Autorité palestinienne et affirmer clairement que les conditions et les intérêts européens doivent être pris en compte ».

Si les Européens attendent encore l’autorisation d’Israël pour réactiver sa mission d'assistance à la frontière, EUBAM Rafah afin de permettre aux personnes de sortir, mais aussi d’entrer à Gaza, les ministres ont examiné les possibilités d'étendre la mission de surveillance des frontières de l'UE à Rafah à d'autres points de passage.

Ils ont aussi discuté de la possibilité pour la mission de soutien à la police de l'UE – EUPOL COPPS - de former la police palestinienne de Gaza. La mission forme déjà les policiers en Cisjordanie.

« Sur le plan de la sécurité, nous soutenons l'objectif de formation par des forces européennes de 3 000 policiers, forces de sécurité palestinienne, et la France se tient prête à déployer une centaine de gendarmes dans les territoires palestiniens à cet effet », a précisé le ministre français, Jean-Noël Barrot.

Ses homologues suédoise, néerlandais, allemand, autrichienne et italien ont publiquement exprimé la volonté de leur pays de participer à cette formation, qui pourrait se tenir en Jordanie ou en Égypte.

Soutien financier supplémentaire. Les ministres ont discuté par ailleurs du soutien à apporter à l’Autorité palestinienne, un soutien également abordé lors de la Conférence des donateurs, tenue en parallèle du Conseil.

En marge de cette conférence, l'UE, avec l'Allemagne, le Luxembourg, la Slovénie et l'Espagne, a signé de nouveaux accords de contribution d'un montant supérieur à 82 millions d'euros, représentant un soutien financier additionnel des États membres acheminé par le mécanisme de l'UE PEGASE. Le montant total des engagements pour cette année s'élève à plus de 88 millions d'euros, avec les contributions antérieures de la Finlande, de l'Irlande, de l'Italie et de l'Espagne, a précisé la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Suica. 

M. Barrot a également rappelé que le président français, Emmanuel Macron, avait annoncé la création d'un comité commun pour élaborer à l'avance le travail de réforme constitutionnelle et institutionnelle de l'Autorité palestinienne pour la réformer et la renforcer, de manière à ce qu'elle puisse, le moment venu, prendre ses responsabilités concernant l'administration à Gaza. (Camille-Cerise Gessant)

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