Les eurodéputés du centre et de la gauche de la commission de l’environnement (ENVI) ont accusé la droite de « détricoter les politiques du 'Pacte vert européen' », mardi 24 juin lors d’un échange avec la Commission européenne concernant l’évaluation des Plans nationaux Énergie-Climat (EUROPE 13658/8).
En toile de fond résidait l’annonce récente, par la Commission européenne, de son intention de retirer la proposition de directive sur les allégations vertes, en phase finale de négociation interinstitutionnelle, avant de se rétracter (voir autre nouvelle et EUROPE 13665/11).
Le centre-gauche de l’hémicycle accuse la Commission d’avoir agi de la sorte pour satisfaire la demande des groupes PPE, CRE et des PfE.
Pour Peter Liese (PPE, allemand), « on ne peut pas dire que critiquer une législation spécifique revenait à attaquer le 'Pacte vert' dans son ensemble ». « Il y a eu beaucoup de doublons, de la bureaucratie, qui n'est pas nécessaire pour atteindre l'objectif », a-t-il expliqué.
Suite à ces propos, Gerben-Jan Gerbrandy (Renew Europe, néerlandais) a rétorqué qu'il ne s'agissait pas de la première tentative de la sorte, insistant sur le fait qu'« il n'y a pas de 'Pacte vert' sans loi sur la restauration de la nature, sans loi sur la déforestation, etc. ».
Pour Michael Bloss (Verts/ALE, allemand), il n’y a pas lieu de débattre : le comportement du PPE est « une attaque » contre l’ensemble du 'Pacte vert européen', citant la pression exercée par le groupe chrétien-démocrate sur un ensemble d'autres textes législatifs touchant aux normes de CO2 pour les voitures, à la performance énergétique des bâtiments ou au système 'ETS2' d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre. (Pauline Denys)