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Bulletin Quotidien Europe N° 13666
Sommaire Publication complète Par article 27 / 41
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

Christine Lagarde exhorte les eurodéputés à accélérer les travaux législatifs sur l'euro numérique

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a exhorté les eurodéputés, lundi 23 juin, à accélérer les travaux législatifs nécessaires à la mise en place de l'euro numérique.

« L'accélération des progrès vers un euro numérique est une priorité stratégique. En plus de répondre à certains des risques posés par les cryptomonnaies stables, un euro numérique (...) renforcerait l'autonomie stratégique de l'Europe et garantirait également un système européen de paiements de détail innovant et résilient », a déclaré Mme Lagarde lors d'un dialogue monétaire avec la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

Consciente des débats « passionnés » que ce projet suscite au sein du Parlement, elle a rappelé les avantages qu'est censé apporter le projet d'euro numérique. Cette monnaie bancaire centrale dématérialisée sera « gratuite » et disponible pour n'importe quelle solution de paiement numérique dans tous les pays de la zone euro. Il n'existe aucune solution concurrente combinant ces critères, a-t-elle souligné, tentant de rassurer Fernando Navarrete Rojas (PPE, espagnol), rapporteur sur ce dossier.

Convaincu de l'importance d'avancer dans ce projet, Gilles Boyer (Renew Europe, français) a interrogé Mme Lagarde sur les coûts pour les banques de la mise en place de l'euro numérique, qu'une étude de PwC a évalués dans une fourchette située entre 18 et 30 milliards d'euros. L'ancienne dirigeante du FMI a remis en cause ce chiffre, notant que la méthodologie de l'étude n'avait pas été partagée. « La BCE maintiendra les coûts au plus bas » et ces coûts, qui dépendront des modalités de l'euro numérique, seront « entièrement supportés par l'Eurosystème, comme pour l'impression des billets de banque », a-t-elle souligné.

Damian Boeselager (Verts/ALE, allemand) a interrogé Mme Lagarde sur un possible risque pour la stabilité financière qui émergerait d'une situation où Américains et Européens émettent un même 'stable coin' ('double issuance'). Dans un tel scénario hypothétique, en cas de demande de remboursement visant des cryptomonnaies émises aux États-Unis, il serait plus attractif de rechercher ce remboursement en Europe, où aucun frais n'est appliqué, exposant ainsi les garanties européennes associées à la cryptomonnaie, a indiqué la présidente de la BCE. Elle a, dès lors, préconisé une « interprétation restrictive » ('narrow interpretation') des règles de l'UE pour affronter les « lacunes » du cadre réglementaire et « éliminer les risques potentiels ».

Voir le discours de Mme Lagarde : https://aeur.eu/f/HJ6 (Mathieu Bion)

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