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Bulletin Quotidien Europe N° 13287
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Commission souhaite plus d'informations sur l'accord entre l'Italie et l'Albanie pour transférer des demandeurs d'asile sauvés en mer dans des centres albanais

La Commission européenne a indiqué, mardi 7 novembre, être « en contact avec les autorités italiennes » afin d’obtenir des « informations plus détaillées » sur l’accord annoncé le 6 novembre entre l’Italie et l’Albanie, à travers lequel Rome financera deux centres en Albanie pour accueillir les migrants arrivés en mer et sauvés par la marine italienne et souhaitant déposer une demande d’asile dans le pays.

« Nous aimerions des informations plus détaillées sur ce type d’accords », a indiqué Anitta Hipper, porte-parole de la Commission, qui a rappelé que, si les États membres peuvent adopter des mesures en droit national pour que ces demandes soient faites dans des pays tiers, cela doit se faire sans porter préjudice à l’acquis en matière d’asile.

Elle a aussi rappelé que, « dans les eaux nationales, le principe de non-refoulement s'applique » alors que les dispositions de l'accord sont encore floues sur la façon dont ces personnes sauvées dans les eaux italiennes seront transférées en Albanie, qui aura par ailleurs la charge de renvoyer dans leur pays les personnes ne pouvant pas prétendre à l'asile en Italie.

C'est en tout cas la première fois qu'un pays de l'UE confie ses procédures d'asile à un pays qui ne fait pas encore partie de l'UE.

La dirigeante italienne, Giorgia Meloni, a salué, aux côtés de son homologue albanais, Edi Rama, un « accord européen » et une « solution innovante » pour freiner l'augmentation des traversées illégales en Méditerranée. Plus de 145 000 migrants ont atteint les côtes italiennes depuis l'Afrique du Nord depuis le début de l'année 2023.

Ces deux centres gérés par l'Italie, opérationnels au printemps 2024, pourront accueillir jusqu'à 3 000 migrants, soit environ 39 000 par an selon les prévisions, indique l’AFP.

Ces deux structures d'entrée et d'accueil temporaire des migrants sauvés en mer permettront de mener rapidement les procédures de traitement des demandes d'asile ou les éventuels rapatriements, mais l’accord « ne concerne pas les mineurs, les femmes enceintes, et les personnes vulnérables », a précisé Mme Meloni. (Solenn Paulic)

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