La Commission européenne s’est défendue, jeudi 27 avril, de toute partialité ou soutien partisan au parti socialiste espagnol (PSOE) à travers l'attitude adoptée par le commissaire européen à l’Environnement, Virginijus Sinkevičius, pour faire respecter le droit de l’UE dans le Parc national de Doñana (Andalousie) après la condamnation de l'Espagne, en 2021, par la Cour de justice de l'UE.
La veille, à l'issue d'une rencontre avec le commissaire à Bruxelles, Manfred Weber, le président du groupe PPE au Parlement européen, avait accusé M. Sinkevičius de « porter un t-shirt rouge pour faire campagne pour Sánchez » et de « ne pas se présenter comme quelqu'un qui cherche des solutions », selon des propos rapportés.
Invité par des journalistes à dire si ces propos ont une quelconque véracité et si la présidente de la Commission soutient M. Sinkevičius, le porte-parole en chef, Eric Mamer, a souhaité s'en tenir aux Traités.
« La Commission est ici dans son rôle, sur base de la législation en vigueur concernant cet arrêt de la Cour de justice. Elle s’en tient strictement à son rôle institutionnel. Ursula von der Leyen a confiance dans l’ensemble des membres de son Collège ».
En 2021, la Cour de justice avait condamné l'Espagne pour surexploitation des masses d'eau souterraines et protection insuffisante des habitats naturels (affaire C-559/19) (EUROPE 12748/32).
L’évaluation de la réponse de l’Espagne à une lettre formelle qui lui a été envoyée en 2022, lui enjoignant d’exécuter l'arrêt de la Cour, est en cours à la Commission, a indiqué le porte-parole à l'Environnement, Adalbert Jahnz.
Il a expliqué que des contacts avaient lieu avec le gouvernement espagnol et les parties prenantes pour « clarifier les choses et garantir la pleine exécution de l’arrêt. C’est un processus juridique, la Commission joue son rôle de gardienne des Traités ». (Aminata Niang)