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Bulletin Quotidien Europe N° 13171
Sommaire Publication complète Par article 23 / 38
ACTION EXTÉRIEURE / Balkans occidentaux

En commission du PE, plusieurs eurodéputés plaident en faveur d'une intégration graduelle pour dynamiser le processus d'adhésion à l'UE

Les eurodéputés membres de la commission des affaires étrangères (AFET) du Parlement européen ont échangé avec la Commission européenne, jeudi 27 avril, sur les options existantes pour dynamiser le processus d’adhésion à l’UE des pays candidats des Balkans occidentaux.

« On ne peut plus attendre comme on l’a fait, en disant ‘négocions et revoyons-nous dans 15 ans’. (…) On devrait tenter de passer à une intégration graduelle, par de projets communs, ce qui nous permettrait d’inventer les nouvelles institutions dont nous devrons nous doter quand nous serons 35 ou 36 », a déclaré Bernard Guetta (Renew Europe, français).

Ces propos ont trouvé un écho dans les prises de parole de plusieurs autres eurodéputés, dont Tonino Picula (S&D, croate). Il plaide pour une « inclusion sectorielle » des pays candidats à la suite de la fermeture de certains clusters de chapitres de négociation et pour plus d’implication dans les programmes de travail de l’UE. Un rapport de M. Picula appelant à revoir le processus d’élargissement et à le rendre plus cohérent et plus transparent avait été adopté par le PE le 23 novembre dernier (EUROPE 13069/5).

L’eurodéputé croate a également insisté sur le besoin de financement pour les pays candidats. « Il faut plus de fonds pour les pays candidats, les États membres reçoivent 11 fois plus d’argent qu'eux », a-t-il indiqué.

Pour d’autres, comme Yórgos Kýrtsos (Renew Europe, grec), la Commission européenne devrait envisager, face à des contextes nationaux différents et des progrès inégaux, de délaisser l’approche « en paquet » pour lui préférer la « promotion de l'adhésion » de certains pays.

« Il me semble que si nous attendons une évolution de la politique serbe, il faudra attendre 15 à 20 ans », a-t-il jugé, estimant que la mise en avant des travaux de réforme menés par d’autres pays de la région pourrait « envoyer un message » à Belgrade.

De son côté, la Commission européenne a indiqué ne fermer la porte à aucune piste. « Quid d’une intégration partielle ? Il faut y réfléchir très sérieusement. Beaucoup d’idées circulent, je suis ouvert à toute possibilité », a déclaré Gert Jan Koopman, qui occupe la tête de la Direction générale 'Négociations sur le voisinage et l'élargissement'. (Thomas Mangin)

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