Jonas Grimheden, responsable des Droits fondamentaux à l’agence Frontex, a dressé, jeudi 27 avril, un bilan en demi-teinte de son travail au sein de l’Agence. Parmi les points positifs, il a indiqué que l’Agence prend de plus en plus « en compte » les avis des agents dédiés aux droits fondamentaux et les implique davantage dans ses actions.
« Frontex a un effet positif sur le terrain, c’est ce que je vois depuis deux ans », a-t-il dit au groupe d’enquête sur Frontex de la commission des Libertés civiles du PE, l’Agence commençant à avoir une « petite influence et empreinte » sur les actions des États membres, une évolution qui, dans l’idéal, devrait être encore favorisée à travers une révision du règlement de l’Agence.
Frontex a désormais 46 agents aux droits fondamentaux opérationnels et formés. M. Grimheden a sollicité le recrutement pour début 2024 de 6 agents supplémentaires, suivis de 18 agents un peu plus tard.
Mais il a aussi noté que les États membres produisent moins de rapports d’incidents, ce qui ne permet donc pas à Frontex d’avoir une vue intégrale de ce qui se passe aux frontières extérieures.
Interrogé sur le plan d’action adopté par la Grèce pour répondre aux violations présumées des droits des migrants aux frontières extérieures, le responsable s’est aussi dit encore « loin d’être convaincu » par les efforts du pays et attend toujours des « actions concrètes sur le terrain ». (Solenn Paulic)