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Bulletin Quotidien Europe N° 13085
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ACTION EXTÉRIEURE / Caucase

L’UE envisage une mission à part entière en Arménie

Un haut responsable européen a expliqué à un petit groupe de journalistes, dont EUROPE, jeudi 15 décembre, que l’UE envisageait l’établissement d’une mission PSDC à part entière en Arménie pour prendre le relai de la mission de surveillance de la frontière de deux mois, dont le mandat prendra fin le 19 décembre (EUROPE 13044/13). Cette mission de 40 personnes a été établie à la suite d’un accord entre les dirigeants de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan le 6 octobre (EUROPE 13038/3).

La fin de la mission « ne signifie pas qu’il n’y ait pas besoin d’une présence européenne », a expliqué cette source. Selon elle, la mission a permis de contribuer au sentiment de sécurité et de stabilité, de montrer l’engagement et l'intérêt de l’UE et de donner à l’Union une meilleure compréhension de la situation sécuritaire.

L’UE a l’intention d’envoyer une mission de planification pour étudier quelle pourrait être la future présence de l’UE en Arménie et également en Azerbaïdjan, si ce dernier pays le souhaite. Une équipe devrait arriver sur place dans les prochains jours. « Il y aura une équipe de transition, donc il n’y aura pas de vide », a promis le responsable. 

L’objectif pourrait être d’avoir une nouvelle mission qui pourrait agir également comme médiateur entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, comme le fait la mission de l'UE en Georgie avec le mécanisme de prévention et de réponse aux incidents.

Interrogé par EUROPE, le responsable européen a précisé qu’il n’était pas nécessaire d’avoir l’accord de Bakou pour mettre en place la mission - qui serait sur le territoire arménien -, mais que cela dépendrait des États membres. « Tous doivent être d’accord et certains pourraient être plus réticents, s’ils sentent un fort rejet (pushback) de l’Azerbaïdjan. En même temps, il y a une forte compréhension que c’est important et nécessaire », a-t-il expliqué. Il a précisé qu’il y avait des indications selon lesquelles l’Azerbaïdjan attendait de l’UE qu’elle soit transparente sur ses intentions de poursuivre une action similaire à ce qu’elle fait actuellement. (Camille-Cerise Gessant)

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