Les chefs d'état-major des États membres de l'Union européenne se sont réunis lundi 24 et mardi 25 octobre à Bruxelles pour discuter, notamment, de la mise en œuvre de la 'Boussole stratégique'.
Selon un communiqué du Conseil de l'UE, ils ont souligné « l'urgence d'atteindre sans délai les objectifs fondamentaux et ambitieux » définis dans la 'Boussole stratégique'.
Ils se sont penchés sur la mise en œuvre de la capacité de déploiement rapide de l'UE, rappelant l'importance d'exercer cette capacité rapidement, à partir de 2023, « afin d'en tirer des enseignements et de réagir en conséquence ». Ils ont aussi discuté des moyens d'améliorer la structure de commandement et de contrôle de l'UE pour soutenir les ambitions de la 'Boussole' grâce à des « solutions technologiques robustes, sûres et complètes pour les communications ».
Selon les chefs d’état-major, il est nécessaire de combler des lacunes en matière de capacités en utilisant au mieux les instruments communautaires existants et les projets de collaboration conjoints, tels que la coopération structurée permanente et l’examen annuel coordonné en matière de défense (CARD).
Dans l'ensemble, ils ont noté la nécessité de soutenir des solutions communes en vue de l'autonomie stratégique de l'UE, en synergie avec tous ses partenaires, et « de développer des capacités militaires robustes et de pointe ainsi que des catalyseurs stratégiques ».
En lien avec la mobilité militaire, mais aussi la guerre en Ukraine, les chefs d'état-major ont de nouveau souligné la nécessité de disposer de capacités, d'infrastructures, de règles et de procédures pour donner aux troupes la souplesse et l'agilité nécessaires pour se déplacer dans l'UE. « Une coopération plus poussée et plus substantielle entre l’UE et l’OTAN a été fortement encouragée », selon le Conseil.
Les chefs d'état-major ont en outre discuté de l'avenir des opérations et des missions PSDC. (Camille-Cerise Gessant)