Réuni en plénière strasbourgeoise, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe a entendu, mardi 25 octobre, l’Irlandaise Fiona O’Loughlin, rapporteur de l’Assemblée parlementaire sur le projet de 4e sommet des chefs d’État et de gouvernement sur l'avenir du Conseil de l’Europe.
Prévue pour la mi-mai 2023, la tenue d’un tel sommet est largement soutenue par le Congrès et l’Assemblée, mais doit être encore confirmée par le Comité des ministres, ce qui interviendra sans doute en novembre, après le passage de la présidence de l'Irlande à l'Islande, le sommet étant prévu à Reykjavik.
Déterminée à « peser de tout son poids », l’Assemblée parlementaire veut « plus de moyens » pour un Conseil de l’Europe à même d’avoir « un impact » sur ses 46 États membres, a déclaré Fiona O’Loughlin.
Elle préconise dans son rapport, qui sera finalisé en janvier, un engagement des États membres tant pour augmenter le budget de l’organisation que pour réaffirmer son « rôle politique », ce qui engage aussi les élus siégeant à l’Assemblée et au Congrès à agir en tant que « démultiplicateurs » de l’action du Conseil de l’Europe auprès des Chambres nationales.
« Il est important de reconnaître le rôle politique du Conseil de l’Europe dans l’architecture européenne », a-t-elle répété, réagissant en cela à la création de la Communauté politique européenne, instance « en cours de formation », sur laquelle elle ne veut pas « spéculer », mais qui devra tenir compte de l’expertise du Conseil de l’Europe en termes d’élaboration de textes juridiques, de mécanismes de suivi et de coopération.
Tout comme le groupe de réflexion à haut niveau appelé à s’exprimer sur l’avenir du Conseil de l’Europe, elle appelle à un renforcement du partenariat stratégique avec l’Union européenne.
Plusieurs membres du Congrès ont regretté, pour leur part, la quasi-absence de l’échelon local et régional dans les conclusions de ce groupe. (Véronique Leblanc)