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Bulletin Quotidien Europe N° 12850
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Infrastructures de carburants alternatifs, plusieurs États membres appellent à une plus grande prise en considération des spécificités nationales

Les ministres des Transports des États membres de l’UE se sont penchés, jeudi 9 décembre, sur le déploiement d’infrastructures de carburants alternatifs pour véhicules au sein de l’UE (EUROPE 12844/23). Ce dossier est l’un des volets majeurs du paquet législatif ‘Fit for 55’ (EUROPE 12762/1).

Comme pour ‘ReFuelEU Aviation’ (voir autre nouvelle), les ministres ont affiché un large soutien au texte portant sur les infrastructures de carburants alternatifs. Néanmoins, plusieurs points devront encore faire l’objet de discussions.

Ainsi, plusieurs États membres ont appelé à mieux prendre en considération les spécificités de chaque pays - en matière de densité de population ou de contraintes géographiques, notamment - concernant l’implantation de bornes de recharge pour véhicules électriques.

Sur ce point, la proposition de la Commission européenne table sur des bornes de recharge qui ne soient pas espacées d’une distance de plus de 60 kilomètres. Le point de vue de certains États, comme l’Allemagne ou la Grèce, est partagé par un certain nombre d’eurodéputés.

« La situation est différente dans chacun des États membres en raison de la densité de population ou des contraintes géographiques. Comment cela pourrait-il être pris en compte ? », s’était interrogé, le 27 septembre dernier, l’eurodéputé suédois Johan Danielsson (S&D) (EUROPE 12799/5).

Plusieurs États membres, comme la Belgique, ont également insisté sur le besoin d’obtenir des clarifications sur les heures d’ouverture des bornes de recharges ou, comme l’Autriche, sur l’harmonisation des moyens de paiement dans les infrastructures.

Véhicules utilitaires lourds et développement du marché

Par ailleurs, la question du développement et de la taille du marché a également été soulevée à plusieurs reprises lors des prises de parole.

« Il faudra des actions très ciblées de la part de tous les acteurs, comme des primes à l’achat pour des véhicules compatibles avec nos objectifs », a déclaré la ministre allemande des Transports. 

« Nous aurons besoin d’incitants financiers et de travailler sur le fait que les prix soient raisonnables », a complété la représentante lituanienne.

Les ministres des États membres ont également concentré une partie de leurs échanges sur les infrastructures de recharge et de carburants alternatifs pour les véhicules utilitaires lourds.

« Nous devons avoir un nombre suffisant d’infrastructures pour permettre une circulation dans toute l’UE. Nous proposons que les États membres gardent une part de flexibilité pour déterminer l’implantation de ces infrastructures », a estimé le ministre belge.

Outre l’énergie électrique, l’hydrogène a aussi fait l’objet de discussions au cours des échanges. Différents États membres, dont le Danemark, ont, semble-t-il, opté pour la prudence en la matière.

« Il faut voir à quelle vitesse l’hydrogène va se trouver sur le marché. Peut-être vaut-il mieux éviter de fixer des objectifs contraignants tant qu’on ne sait pas comment ce marché évoluera. On doit suivre de près ce qui se passe », a commenté le représentant danois, ajoutant que Copenhague était intéressé « par toutes les infrastructures alternatives ». (Thomas Mangin)

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