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Bulletin Quotidien Europe N° 12850
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ACTION EXTÉRIEURE / Partenariat oriental

Les participants devraient réaffirmer leur attachement « fort » dans un partenariat « stratégique, ambitieux et tourné vers l’avenir »

Les chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l’UE, de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, de la Moldavie, de la Géorgie et de l’Ukraine ainsi que les responsables européens devraient réaffirmer, dans une déclaration commune publiée lors du sommet du Partenariat oriental, le 15 décembre, leur attachement à ce Partenariat.

« Nous nous sommes réunis pour réaffirmer notre ferme attachement à notre Partenariat oriental stratégique, ambitieux et tourné vers l'avenir », souligne un projet de déclaration daté de mardi 7 décembre et obtenu par EUROPE, rappelant que ce Partenariat « constructif » n’est « dirigé contre personne ».

La déclaration devrait réaffirmer « le droit souverain de chaque partenaire de choisir le niveau d'ambition et les objectifs auxquels il aspire dans ses relations avec l'UE », et rappeler que l’étendue et la profondeur de la coopération sont déterminées par les accords respectifs et continueront à être façonnées par les ambitions et les besoins « tant de l'UE que des partenaires, ainsi que par le rythme et la qualité des réformes ». La déclaration fait la part belle à l’importance des réformes, notamment en termes d’État de droit.

Les dirigeants devraient reconnaître « les aspirations européennes et le choix européen » de l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie « tels qu'ils sont énoncés dans les accords d'association », mais aucune mention à une possible candidature à l’adhésion à l’UE n’est faite. La déclaration encourage la mise en œuvre intégrale de ces accords d'association et de leurs zones de libre-échange approfondi et complet (DCFTA). Les efforts des trois pays associés pour renforcer la coopération avec l'UE et leur initiative visant à accroître la coordination entre eux sur des questions d'intérêt commun liées à la mise en œuvre des accords d'association et des DCFTA et à la coopération au sein du Partenariat oriental devraient être salués. Dans ce contexte, l'UE et le trio étudieront les possibilités de renforcer la coopération sectorielle, précise le document.

L’UE et les 'partenaires intéressés' devraient se féliciter de l'entrée en vigueur de l'accord de partenariat global et renforcé entre l'UE et l'Arménie, encourageant sa mise en œuvre intégrale ; ils devraient saluer aussi les progrès réalisés dans les négociations en cours entre l'UE et l'Azerbaïdjan sur un nouvel accord global.

Par ailleurs, l'Union devrait rappeler qu’elle demeure « résolue à soutenir l'intégrité territoriale à l'intérieur de leurs frontières internationalement reconnues, l'indépendance et la souveraineté de tous les partenaires orientaux ».

Les cinq pays du Partenariat ont des conflits de territoire. « Profondément préoccupés » par la déstabilisation et les violations continues des principes du droit international dans de nombreuses parties de la région, les dirigeants européens devraient demander des efforts renouvelés pour promouvoir le règlement pacifique des conflits non résolus et le renforcement du rôle de l’UE dans la prévention et le règlement des conflits, l'instauration de la confiance et une présence sur le terrain.

Les chefs d'État ou de gouvernement devraient en outre s’engager à renforcer leur coopération alors que de nouvelles priorités post-2020 devraient être décidées (EUROPE 12841/17). Ce nouvel agenda devrait être soutenu par un plan économique et d'investissement régional de 2,3 milliards d'euros, qui devrait être susceptible de mobiliser jusqu'à 17 milliards d'euros d'investissements publics et privés pour la région.

La volonté de renforcer la résilience économique et d’améliorer la résilience environnementale et climatique devrait ausi être mise en avant. « La crise climatique ainsi que les défis environnementaux et énergétiques exigent une action urgente de la part de toutes les parties », précise le projet de texte. De plus, la reprise socioéconomique et le développement à plus long terme de l'après-Covid-19 sont l'occasion de renforcer la résilience en investissant dans la connectivité durable et en accélérant les transitions verte et numérique, selon la déclaration.

L'engagement continu de l'UE et de ses États membres pour soutenir les pays partenaires dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 devrait également être mentionné.

Enfin, l’UE et les pays partenaires devraient réaffirmer l'importance de renforcer la communication stratégique pour développer la résilience. (Camille-Cerise Gessant)

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