La Commission européenne « garde l’objectif de parvenir à un résultat acceptable pour tous sur les licences de pêche dans les eaux britanniques », a indiqué l’institution lors d’un échange de vues, jeudi 9 décembre, avec la commission de la pêche du Parlement européen.
La Commission espère amener l’UE et le Royaume-Uni à trouver un terrain d’entente sur cette question délicate avant le délai prévu du 10 décembre. Pourtant, la France a indiqué, jeudi, que près de 100 navires n’avaient toujours pas obtenu les licences demandées pour pêcher dans les eaux britanniques (EUROPE 12844/19).
Fabrizio Donatella, directeur au sein de la DG MARE, a tenté de rassurer les eurodéputés et notamment François-Xavier Bellamy (PPE, français), rapporteur sur le volet pêche du Brexit. « Nous avons déjà fait un pas énorme avec le Royaume-Uni : un nombre important de licences ont été accordées », a rappelé M. Donatella. Il a admis que des « cas difficiles, très importants pour les opérateurs » français surtout (et belges), étaient encore en discussion.
M. Bellamy a demandé quelles « contre-mesures » la Commission comptait prendre si la France n’obtenait pas les licences demandées. « Si nous arrivons à la conclusion qu’il y a défaut de mise en œuvre de parties de l’accord » de commerce et de coopération UE/Royaume-Uni, « il y a des procédures qui sont prévues », a répondu M. Donatella.
La priorité, pour le moment, est de s’assurer que ceux qui doivent avoir légitimement accès aux eaux britanniques obtiennent des licences comme prévu dans l’accord, a-t-il conclu.
Quotas 2022. M. Donatella a confirmé que les débats étaient toujours en cours avec le Royaume-Uni sur les possibilités de pêche 2022 pour les stocks de poissons partagés. 65 totaux admissibles de captures (TAC) doivent être fixés et la date butoir est, là aussi, le 10 décembre.
Pierre Karleskind (Renew Europe, français) a souhaité « soutenir les négociateurs de l'UE dans leur positionnement ferme ». (Lionel Changeur)