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Bulletin Quotidien Europe N° 12850
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Secteur aérien, les États membres débattent des capacités de l'UE pour la production et la distribution de carburants alternatifs

Les ministres des Transports des États membres de l’UE ont débattu, jeudi 9 décembre, des deux volets du paquet ‘Fit for 55’ (EUROPE 12762/1) concernant les carburants alternatifs et ressources propres dans les domaines des transports aériens (ReFuelEU Aviation) (EUROPE 12762/7).

Sur ce dossier, une large majorité des États membres ont affiché leur soutien à la proposition de la Commission, qui fixe des objectifs d’ici aux horizons 2025, 2030, puis 2050 - date à laquelle la neutralité carbone du secteur devra être atteinte. Toutefois, un certain nombre de points devront encore être réglés.

« La relance du secteur doit aller de pair avec nos objectifs climatiques. On doit améliorer la gestion des systèmes de trafic aérien, il faut des aéronefs plus verts et des carburants alternatifs », a résumé la Présidence slovène du Conseil de l’UE.

Dans le détail, la question de la capacité de production et de distribution est souvent revenue lors des prises de paroles des ministres alors que l’objectif de la Commission est de fixer une part croissante de carburants alternatifs durables d’aviation dans le mix énergétique.

Certains États membres plaident, à ce titre, pour un élargissement de la définition des carburants pouvant être utilisés. Pour d’autres, à l’image de l’Autriche, de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Luxembourg ou de la Belgique, la liste doit s’en tenir aux carburants propres inclus dans la proposition initiale.

« L’obligation de quotas dans le mix est un signal très clair envoyé aux fabricants. Il faut garder les critères pour l’avenir, pour savoir ce vers quoi nous allons, conserver un fort niveau d’ambition. Il faut aussi faire attention à la capacité de ravitaillement des aéroports. Il ne s’agirait pas de mettre en danger l’aviation non plus », a déclaré le représentant autrichien.

Éviter les ravitaillements intermédiaires dans les pays tiers

Outre des questions sur la capacité à développer des carburants alternatifs rapidement, plusieurs ministres ont également insisté sur une coopération efficace pour éviter que les États tiers ne deviennent des points intermédiaires où les compagnies iraient se ravitailler pour échapper aux règles plus strictes de l’UE.

Par ailleurs, la question de la période de transition, intimement liée à la vitesse de développement de solutions alternatives, a également été soulevée à plusieurs reprises, tout comme celle de la fiscalité.

Concernant la période de transition, la Présidence slovène du Conseil a notamment tenu à rappeler que « tous les États membres ne partent pas du même point ».

Au chapitre économique, enfin, certains États membres, comme la Suède, ont estimé qu’une fiscalité avantageuse pour le recours aux carburants alternatifs pourrait jouer un rôle de levier dans l’adoption croissante de telles énergies. (Thomas Mangin)

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