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Bulletin Quotidien Europe N° 12841
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ACTION EXTÉRIEURE / Partenariat oriental

Gouvernance et investissement, piliers de travail pour les priorités post-2020

Le Partenariat oriental devrait mettre l’accent sur le rétablissement, la résilience et la réforme pour ses priorités post-2020, en se fondant sur deux piliers : la gouvernance et l’investissement.

Le projet d’annexe à la déclaration du sommet du 15 décembre prochain, daté du 23 novembre, sur 'Les priorités du Partenariat oriental post-2020', obtenu par EUROPE, met tout d’abord en avant le pilier ‘gouvernance’, qui promeut la mise en place d’institutions responsables, l'État de droit et la sécurité - réforme du système judiciaire et de l’administration publique, lutte contre la corruption et le crime organisé, etc. « La promotion du règlement pacifique des conflits non résolus, la prévention des conflits et les efforts de renforcement de la confiance et de réconciliation seront soutenus », ajoute le document.

Autre axe de travail : des sociétés « résilientes, égalitaires entre les sexes, justes et inclusives », avec la promotion de la « démocratie pluraliste, inclusive, participative et représentative », d’un environnement favorable à la société civile et aux médias indépendants, la protection des droits de l’homme « universels, indivisibles et interdépendants » et le renforcement de la résilience sanitaire.

Selon le document, « la mise en œuvre des accords sur l'assouplissement ou la libéralisation des visas, ainsi que sur la réadmission (...) sera assurée, notamment en envisageant de nouveaux dialogues sur la libéralisation des visas lorsque cela est possible ». 

Enfin, selon l'UE et ses partenaires, « des campagnes renforcées amélioreront la cohérence de l'image de marque de l'UE dans le contexte local à tous les niveaux et un soutien sera apporté aux capacités de communication stratégique des pays partenaires, en les aidant notamment à lutter contre la désinformation ». Le Partenariat oriental promet aussi d’approfondir les échanges à tous les niveaux.

Le pilier investissement, quant à lui, sera « étayé par un plan économique et d'investissement pour la région comprenant une série d'initiatives phares pour chacun des pays partenaires, et soutiendra le redressement post-pandémie ».

L'objectif est de développer des économies « résilientes, durables et intégrées », c’est-à-dire « déclencher la reprise socioéconomique post-Covid-19 qui s'impose et, parallèlement, assurer la double transition verte et numérique ». L'UE et les partenaires plaident pour que la mise en œuvre des zones de libre-échange approfondi et complet (DCFTA) et d'autres accords commerciaux soit accélérée et pour l’approfondissement de l'intégration économique avec et entre les pays partenaires, « en vue de développer des chaînes d'approvisionnement durables ».

Selon l'annexe, l'accent sera mis sur l'amélioration de l'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) par la mise à disposition d'un milliard d'euros de financement et le soutien à 500 000 PME, auxquels s'ajouteront des investissements de 500 millions d'euros en fonds propres pour aider les PME, renforcer l'écosystème des start-up, soutenir le développement économique, promouvoir l'esprit d'entreprise des femmes, créer des emplois de qualité et poursuivre les transitions verte et numérique.

« L’interconnectivité des transports durable, fondée sur des règles et sécurisée sera renforcée par des investissements visant à moderniser 3 000 km de routes et de voies ferrées prioritaires le long du réseau RTE-T étendu, l'objectif étant de l'achever d'ici 2030 », ajoute le document.

Un autre objectif est de transformer la région du Partenariat oriental en sociétés équitables et prospères, dotées d'économies modernes, économes en ressources, neutres pour le climat, circulaires et compétitives, tout en augmentant leur résilience environnementale et climatique. Les politiques climatiques et les investissements verts seront donc renforcés et la gouvernance environnementale améliorée « en vue d'atteindre la neutralité climatique d'ici 2050 et d'intensifier l'adaptation au changement climatique ». Les deux parties veulent également renforcer la sécurité énergétique.

Enfin, l’UE et les partenaires plaident notamment pour une réduction « considérable » des prix de détail de l'itinérance internationale : « La mise en œuvre d'accords d'itinérance et de spectre parmi les pays partenaires et, le cas échéant, avec l'UE, sera soutenue ». De même, elles s'engagent à un accroissement considérable du commerce électronique transfrontalier avec l'UE et la stimulation de la cyber-résilience et de la cybersécurité. (Camille-Cerise Gessant)

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