Répondant à une proposition de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les États membres de l'UE ont décidé, vendredi 26 novembre, d’activer le frein d’urgence prévu dans les recommandations sur les voyages non essentiels vers l’UE, en l’occurrence à l’encontre de l’Afrique du Sud, où est apparu le nouveau variant B.1.1.529, mais aussi envers les pays voisins.
Le frein d’urgence impliquera que tous les vols vers l’UE seront suspendus jusqu'à nouvel ordre. Les États membres réunis au sein de l’IPCR (Integrated Political Crisis Response Mechanism), l’organe de crise du Conseil de l’UE, ont aussi été invités à tester et mettre en quarantaine tous les voyageurs provenant de cette zone.
Ces suspensions devraient aussi concerner des pays comme la Namibie, le Lesotho, le Zimbabwe, le Botswana, Eswatini (ex-Swaziland) ou le Mozambique.
Plusieurs pays membres comme l’Allemagne, la France ou l’Italie ont déjà annoncé ces suspensions de vols le 26 novembre, ainsi que le Royaume-Uni dès le 25 novembre au soir. L’Allemagne, quant à elle, n’autorisera, à partir de vendredi soir, que le retour de ses ressortissants, qui devront effectuer une quarantaine de 14 jours même s’ils sont vaccinés, a annoncé le ministre de la Santé. Les Pays-Bas ont également annoncé des mesures de suspension temporaire.
La présidente de la Commission a dit « prendre très au sérieux » ce nouveau variant et a recommandé cette suspension des liaisons tant que la clarté ne sera pas faite sur la nature et les risques de ce variant.
Elle a aussi préconisé que toute personne qui revient de cette zone géographique soit placée en quarantaine et a exhorté les gens qui ne le sont pas encore « à se faire vacciner » aussi vite que possible.
Le gouvernement belge, pour sa part, a indiqué, le 26 novembre, avoir identifié sur son sol un tout premier cas de ce variant, baptisé variant ‘Omicron’ par l’OMS. (Solenn Paulic)