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Bulletin Quotidien Europe N° 12844
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POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

En commission du PE, les eurodéputés soulignent les défis à relever en vue du déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques

Les eurodéputés membres de la commission ‘transports’ (TRAN) du Parlement européen ont discuté, mercredi 1er décembre, du déploiement d’infrastructures pour les carburants alternatifs au sein de l’UE. Le développement de ces dernières s’inscrit dans le cadre du paquet ‘Fit for 55’, présenté par la Commission européenne le 14 juillet dernier, qui doit permettre une réduction de 55% des émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 (EUROPE 12843/12).

Si la quasi-totalité des eurodéputés a salué la proposition de la Commission européenne, un certain nombre de questions ont été soulevées au fil des prises de parole.

Le déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques a occupé une bonne partie des débats. En la matière, certains ont souligné, à l’image de Jens Gieseke (PPE, allemand), les différences existantes entre les États membres.

« La commission a été ambitieuse, mais le déploiement des infrastructures est très lent. Près de 80% des bornes se situent actuellement en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suède. Il faut faire plus pour atteindre nos objectifs », a-t-il déclaré.

En outre, la question des critères d’installation des bornes de recharge s’est également invitée dans les échanges. Alors que la Commission européenne propose que les infrastructures de recharge ne soient pas éloignées de plus de 60 kilomètres, certains appellent à repenser ces critères.

« L’installation basée sur la distance est beaucoup moins logique qu’un critère reposant sur la densité de personnes », a estimé Caroline Nagtegaal (Renew Europe, néerlandaise), faisant écho aux propos d’autres eurodéputés.

Par ailleurs, la notion d’interopérabilité est également revenue à plusieurs reprises au cours de la session de la commission TRAN.

« Je me pose des questions d’ordre technique. Concernant l’interopérabilité, si une personne ne possède pas de Tesla, par exemple, elle devrait quand même pouvoir accéder à ces bornes », a jugé Karima Delli (Les Verts/ALE, française).

Par ailleurs, l’eurodéputée française a également appelé à prendre en considération le cycle de vie des bornes de recharge, tout en plaçant les transports en commun dans la réflexion.

« Si on fait des bornes qui ne sont pas utilisées, cela ne sert à rien », a-t-elle insisté. Un avis partagé par l’eurodéputé français Dominique Riquet (Renew Europe), qui avait pris la parole quelques minutes avant Mme Delli.

Au-delà des véhicules électriques, certains eurodéputés ont également rappelé qu’un lourd travail devrait être réalisé dans les domaines maritime et aérien, pour lesquels la Commission européenne prévoit également la fourniture de carburants et d’énergies alternatives (EUROPE 12762/1).

Enfin, plusieurs membres de la commission ‘Transports’ du PE ont regretté que la proposition de la Commission européenne ne prenne pas en compte le domaine ferroviaire.

« C’est vraiment dommage : il existe encore beaucoup de trains, au sein de l’UE, qui roulent au diesel », a conclu, sur ce chapitre, Anna Deparnay-Grunenberg (Les Verts/ALE, allemande). (Thomas Mangin)

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