Les pays membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont ouvert la voie, mercredi 1er décembre, à Genève, à un processus intergouvernemental pour négocier un accord international sur la prévention, la préparation et la réponse aux futures pandémies.
Sans surprise, la décision adoptée à l’issue de la session extraordinaire de l'Assemblée mondiale de la santé ne fait pas mention d'un traité international juridiquement contraignant - que l’UE appelait de ses vœux (EUROPE 12842/2, 12840/3).
« Il y a encore des divergences de vues sur ce qu’un nouvel accord pourrait ou devrait contenir. De nombreux pays ont dit que le règlement sanitaire international (International Health Regulations, ou IHR en anglais) demeure un instrument essentiel des gouvernements pour la prévention, la préparation la détection et la réponse à des urgences de santé publique », a reconnu le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus à l'issue de la session.
Toutefois, selon lui, un accord, une Convention ou un instrument international de l'OMS serait le meilleur moyen de remédier aux lacunes observées dans l’application du règlement sanitaire international, lors de la pandémie de Covid-19.
L’instance intergouvernementale dont la mise en place a été décidée le 1er décembre sera chargée de rédiger et négocier un accord, une Convention ou un autre instrument international de l’OMS. La première réunion aura lieu au plus tard en mars 2022. L’adoption est prévue en 2024.
Le directeur général de l’OMS s’est félicité « de l’engagement des tous les pays envers un processus inclusif, transparent et efficace, sous la houlette des pays membres » et a exhorté tous les pays à reconnaitre que le renforcement de l’architecture de la sécurité sanitaire mondiale ne peut être possible sans renforcer l’OMS.
M. Ghebreyesus a salué la proposition faite par la chancelière allemande, Angela Merkel, d’augmenter les contributions des pays membres au financement de l’OMS. (Aminata Niang)