Les eurodéputés membres de la commission spéciale sur l'intelligence artificielle (IA) à l'ère du numérique (AIDA) se sont réunis, mardi 30 novembre, pour discuter des moyens de réduire les préjugés au sein des systèmes d’IA (EUROPE 12812/2).
« Notre société est truffée de préjugés, de discriminations et d'injustices depuis des temps immémoriaux. Nous ne voulons pas reproduire les préjugés et la discrimination de notre passé ou les préjugés de nos sociétés actuelles dans le monde numérique », a déclaré Dragoş Tudorache (Renew Europe, roumain).
« Nous devons saisir cette opportunité. Nous avons une chance de bien faire les choses », a-t-il complété.
Les discussions entre les eurodéputés ont notamment porté sur l'impact des préjugés sur le développement d'une IA 'digne de confiance', avant que les questions de la responsabilité algorithmique, de la gouvernance des données et de la manière de réduire les préjugés ne soient abordées.
Une étude du service de recherche du Parlement européen, publiée en mars 2020, avait souligné que les systèmes d’IA pouvaient être sujets à des biais et déboucher sur des préjugés sociaux visant certains groupes de la société.
Le sujet de l’IA sera aussi au programme des discussions des ministres des Télécommunications des États membres, vendredi 3 décembre. La Présidence slovène du Conseil de l’UE présentera, à cette occasion, l’état d’avancement des ses travaux (EUROPE 12842/4). (Thomas Mangin)