« Si les problèmes que la Convention Médicrime se proposait de combattre sont encore plus importants aujourd’hui qu’il y a dix ans, la capacité de ce traité à lutter contre ces crimes est plus forte que jamais », a déclaré la Secrétaire générale du Conseil de l’Europe à l’occasion du dixième anniversaire de ce texte ratifié par 18 pays, dont 4 États non membres du Conseil de l’Europe : la Biélorussie, le Bénin, le Burkina Faso et la Guinée. 18 autres pays l’ont signée et deux ont été invités à y adhérer : le Congo et la Tunisie.
« À chaque nouveau pays qui adhère à la Convention, c’est un coup porté contre le crime, y compris le crime organisé », poursuit Marija Pejčinović Burić en appelant, tout comme le Comité des ministres, à un élargissement des signatures et ratifications.
Axée sur la lutte contre « la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique », cette Convention est fondée sur la coopération transfrontalière entre les autorités sanitaires, policières et douanières compétentes tant au niveau national qu’international, l’association avec le secteur privé pour définir et adopter des mesures anticriminalité ainsi que la poursuite des délinquants en justice et la protection des victimes et des témoins.
En réaction à la pandémie de Covid-19, le Comité Médicrime a publié dès 2020 un Avis alertant sur les risques accrus liés à la vente de produits falsifiés et a défini en avril 2021 des mesures pour lutter contre les vaccins contrefaits.
Le dixième anniversaire de Médicrime sera marqué par une conférence en ligne organisée le 2 décembre, de 15 à 16h. Elle reviendra sur l’histoire, la valeur ajoutée, les réussites et les défis de cette Convention.
Lien vers la Convention Médicrime : https://bit.ly/3pkyMFQ (Véronique Leblanc)