Plusieurs députés européens, représentant les groupes PPE, S&D, Renew Europe et GUE/NGL, ont appelé l'UE, le 27 novembre, à aider à trouver une solution au Proche-Orient et à ne pas laisser les États-Unis s’en charger.
« On a l’impression que (le président américain Donald) Trump, au lieu de favoriser l’accord ‘du siècle’, a décidé de risquer l’escalade du conflit. Il doit comprendre que le Proche-Orient n’est pas un terrain de jeu en matière de politique étrangère », s’est inquiétée la Néerlandaise Kati Piri, au nom du S&D.
Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Trump, les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël (EUROPE 11926/5), y ont déplacé leur ambassade (EUROPE 11704/3), ont suspendu leur soutien financier à l’UNRWA (EUROPE 12087/13) et ne reconnaissent plus les colonies comme contraires au droit international (EUROPE 12372/21).
« Nous savons que les États-Unis ne sont pas, et ne seront jamais, un partenaire sur lequel se reposer tant que ce gouvernement sera en place », a donc estimé Grace O’Sullivan (Verts/ALE, irlandaise), appelant l'UE à faire les efforts nécessaires pour une solution à deux États et à jouer un rôle de médiateur.
L’UE doit prendre les devants, selon Antonio Lopez-Isturiz White (PPE, espagnol). « J’ai toujours l’impression que nous parlons un peu après les États-Unis. Nous réagissons à ce qu'ils disent ou font », a-t-il dénoncé avant de proposer : « Essayons tous de contribuer à une solution stable pour cette région ».
« Il faut avoir le courage de s’opposer à Trump et (au Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahou quand ils s’opposent aux règles internationales », a ajouté Hilde Vautmans (Renew Europe, belge).
En réponse, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, qui quittera son poste le 30 novembre, a appelé les députés à demander au Conseil de l'UE et à la Commission de débloquer la situation en Israël et Palestine et de faire en sorte que le droit international soit appliqué sur la colonisation. (Camille-Cerise Gessant)