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Bulletin Quotidien Europe N° 12379
POLITIQUES SECTORIELLES / Espace

Les engagements budgétaires des pays membres dépassent les attentes de l'Agence spatiale européenne

Le conseil ministériel triennal de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui s'est tenu à Séville les mercredi 27 et jeudi 28 novembre, a été un franc succès : avec 14,4 milliards d’euros sur cinq ans, dont 12, 5 milliards d’euros sur trois ans, les attentes de l’Agence ont été comblées. Surtout, avec 1,87 milliard d’euros, les souscriptions nationales dédiées au programme d’observation terrestre Copernicus ont dépassé de 400 millions d’euros les espérances des membres de l’ESA.

Le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Jan Wörner, n’a pas caché son enthousiasme, rappelant que l’ESA avait atteint son objectif global, contrairement au conseil ministériel de 2016 (EUROPE 11681/25).

Tous les programmes seront maintenus, s'est-il félicité, reconnaissant que certaines actions connaîtront de légers retards, citant la mission Lagrange dédiée à la météorologie spatiale. « Pas de quoi nous suicider », a ironisé M. Wörner.

Les lanceurs Ariane 6 et Vega-C, ont reçu le soutien unanime des vingt-deux pays membres tel que demandé par l’ESA. « Space Rider va s’envoler et atterrir ! », s’est également félicité le directeur général de l’ESA, en référence au projet de lanceur réutilisable européen.

Une source nous a expliqué que cette dernière mission n’a pas été difficile à financer. Les négociations ont été plus compliquées sur les deux lanceurs, Ariane 6, « le lanceur historique » cher à la France, et Vega-C, le lanceur léger, priorité de l’Italie. Au total, le budget sécurisé serait de 1,8 milliard d’euros. L’ESA demandait 2 milliards d’euros. « On est satisfait en interne dès qu’on atteint 80% de nos demandes. Donc on peut parler vraiment de succès », a confié une autre source.

De même, les programmes dédiés à l’exploration (environ 1,8 milliard d’euros) et scientifiques (programmes dits obligatoires dont le budget est décidé à l’unanimité) ont été généreusement dotés, les sciences connaissant une augmentation de 25% par rapport à 2016.

Surtout, le programme européen d’observation terrestre Copernicus a été « le grand gagnant » des pourparlers, le programme ayant reçu 400 millions d’euros de plus que ce qui était demandé par l’ESA (1,4 milliard d’euros).

Josef Aschbacher, directeur du programme d’observation terrestre à l’ESA, s’en est félicité et a annoncé ainsi que l’ESA pourra développer toute une série de nouveaux satellites Sentinel, compris dans le programme Copernicus 4.0 en ligne avec les nouvelles priorités politiques, notamment le changement climatique (EUROPE 12376/15).

Bénédiction allemande

L’Allemagne a apporté un sérieux coup de pouce en mettant plus de 500 millions d’euros sur la table pour le programme d’observation terrestre, suivie par l’Italie (plus de 350 millions d’euros), par la France (350 millions d’euros) et par l’Espagne.

Avec près de 3,3 milliards d’euros à l’enveloppe globale, l’Allemagne a créé la surprise en annonçant une forte contribution, alors que les signaux envoyés d’outre-Rhin laissaient penser au contraire à une réduction.

La France est le 2e contributeur à l’ESA et apporte 2,6 milliards d’euros, suivie par l’Italie (2,2 milliards d’euros). Avec une contribution s'élevant à 1,6 milliard d'euros, le Royaume-Uni n’a pas déçu.

Voir les différentes résolutions adoptées : - http://bit.ly/2OuxR4P  (programme scientifique et activités basiques) ; - http://bit.ly/37KABCp  (Space 4.0) ; - les contributions par programme et par État membre : http://bit.ly/2XVGoAF (Pascal Hansens)

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