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Bulletin Quotidien Europe N° 12379
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Climat

Le Parlement déclare l'urgence climatique et environnementale et presse l'UE d'agir en conséquence

Le Parlement européen est parvenu, jeudi 28 novembre, à décréter l’état d’urgence climatique et environnementale et à demander à l’UE d’agir en conséquence. Ce vote est intervenu au lendemain du vote d’investiture de la Commission von der Leyen et à quelques jours de la COP25 – un signal fort, se sont réjouis tous les groupes politiques à l’origine de la résolution de compromis (Renew Europe, S&D et GUE/NGL) qui a été votée (EUROPE 12378/5).

Le texte, très peu amendé, a été adopté à une très large majorité (429 voix pour, 225 contre, 19 abstentions).

Le Parlement européen invite instamment la nouvelle Commission à évaluer pleinement l'impact climatique et environnemental de toutes les propositions législatives et budgétaires pertinentes, à veiller à ce qu'elles soient pleinement conformes à l'objectif de limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5°C et à ce qu'elles ne contribuent pas à la perte de biodiversité.

L'amendement des Verts/ALE/ et de la GUE/NGL qui a été voté demande instamment à la nouvelle Commission de s’attaquer aux incohérences des politiques actuelles de l’Union en matière d’urgence climatique et environnementale, notamment par une réforme en profondeur de ses politiques d’investissement dans les domaines de l’agriculture, du commerce, des transports, de l’énergie et des infrastructures.

Le texte précise qu’aucune urgence ne devrait jamais être utilisée pour affaiblir les institutions démocratiques ou pour porter atteinte aux droits fondamentaux et que toutes les mesures seront toujours adoptées dans le cadre d’un processus démocratique

Le résultat a été accueilli par des applaudissements nourris. L'amendement du PPE visant à transformer le mot emergency en urgency a été rejeté. Le groupe PPE, fustigeant l'alarmisme, a voté contre la résolution, à l'exception de la délégation française.

« Nous avons réussi ! L'Europe sera le premier continent à déclarer l'urgence climatique et environnementale », s'est réjoui Pascal Canfin (Renew Europe).

« Lutter contre le changement climatique n'est plus une option, mais une obligation. Il n'y a pas de temps à perdre, parce que notre planète est menacée. Les scientifiques nous disent que c'est une urgence », a commenté Iratxe Garcia Perez (S&D).

 Les Verts/ALE, qui ont soutenu la résolution, sont toutefois déçus que le texte ne soit pas assez concret et aussi ambitieux qu'ils espéraient. « Ce texte est une victoire pour le climat. Mais refuser de voter en faveur d'une réduction de 65% des émissions d'ici 2030, c'est refuser de respecter l'Accord de Paris », a commenté Karima Delli.

Selon Manon Aubry (GUE/NGL), « il faut maintenant passer des mots aux actes et se donner les moyens d'atteindre les objectifs de cette résolution historique qui appelle à des actions radicales et immédiates ! »

Alexander Vondra (CRE) a estimé que l'alarmisme ne résoudra pas les questions les plus difficiles qui vont se poser, à savoir : comment s'attaquer aux émissions mondiales. L'amendement du groupe CRE, qui fustigeait l'empreinte carbone du Parlement du fait de ses navettes et réclamait un siège unique, a été rejeté. (Aminata Niang)

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