Les députés européens ont adopté à une large majorité (500 pour, 91 contre et 50 abstentions), jeudi 28 novembre, une résolution portant sur l’adhésion de l’UE à la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes - dite Convention d’Istanbul.
La résolution appelle le Conseil à œuvrer urgemment à la ratification de cette Convention par l’UE. Elle exhorte également les sept États membres qui l’ont signée, mais pas encore ratifiée, à le faire sans délai. Les députés européens avaient déjà majoritairement pris position en ce sens quelques jours plus tôt, lors d'un débat en plénière (EUROPE 12378/6).
Le texte adopté, rédigé par des membres du PPE, du S&D, de Renew Europe, des Verts/ALE et de la GUE/NGL, requiert par ailleurs la mise en place de diverses mesures de lutte contre la violence à caractère sexiste.
Deux amendements au texte original déposés par le groupe Identité et Démocratie, ainsi qu'une proposition de résolution du groupe CRE, ont été massivement rejetés par les députés. Cette proposition stipulait que « la ratification et l’application de la convention et de ses dispositions sont un droit souverain des États membres ».
Sept États membres - Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Royaume-Uni - n'ont pas ratifié la Convention d'Istanbul ouverte à la signature depuis 2011. Le même jour, le Parlement slovaque a rejeté toute ratification et demandé au gouvernement Pellegrini de bloquer l'adhésion de l'UE à la convention. (Agathe Cherki - stage)