Les positions respectives des États membres sur la façon de gérer les flux migratoires et de venir en aide aux pays sous pression n’ont toujours pas évolué.
Une discussion de réflexion organisée le 14 novembre par la Présidence finlandaise du Conseil de l’UE au sein du Comité stratégique sur l'immigration, les frontières et l'asile (CSIFA) sur la façon de faire avancer le régime d’asile commun (EUROPE 12328/8) n’a en effet pas présenté de surprises quant aux clivages déjà connus.
Les pays membres ont continué de se diviser entre pays de première ligne, soucieux de voir se mettre en place un mécanisme de nature obligatoire, et les autres, à l’est de l’UE notamment, toujours opposés à cette idée. Plusieurs pays ont aussi soulevé le principe d’avoir des procédures à la frontière obligatoires, une idée, là encore, rejetée par d’autres pays, comme ceux dits 'de première ligne'.
L’idée de la Présidence est, entre autres, d’alimenter une réflexion sur la direction que devrait prendre le futur Pacte pour l’asile et la migration, promis par la présidente élue de la Commission, Ursula von der Leyen. Ces pistes devraient ensuite être formalisées en vue du Conseil des ministres de l’Intérieur de décembre, qui devrait être saisi de ce sujet dans le cadre plus large d’une discussion sur la migration.
Aucune décision n’a été prise lors de cette réunion du groupe, a indiqué une source, qui a précisé que l’objectif était d’en rester aux principes sur lesquels les États membres sont d’accord et sur la façon de les mettre en œuvre.
Les États membres ont aussi été interrogés, jeudi, sur le degré d’harmonisation à fixer en ce qui concerne les éléments du paquet 'Asile'. Ils auraient convergé vers la nécessité d’une harmonisation plus ciblée et transmis ce message à la future Commission.
Une autre réunion se tenait dans la foulée, vendredi 15 novembre, réunissant sur le même sujet le groupe CSIFA et le Groupe de haut niveau sur l’asile et la migration. (Solenn Paulic)