Washington a essuyé une rebuffade de l’UE pour négocier un accord limité sur le homard, d'après des agences de presse américaines.
Le représentant des États-Unis pour le Commerce (USTR) aurait fait miroiter à la filière nationale du homard qu’il négocierait avec l’UE un accord limité en vue d'augmenter leurs exportations vers l’Europe. Une perspective alléchante, à la veille des fêtes de fin d’année, qui soulagerait des producteurs américains, étouffés par les sanctions tarifaires chinoises et en perte de marché dans l'UE à cause du CETA entre l’Union et le Canada, dont les homards sont désormais détaxés dans l'UE.
Ce genre d’accord limité n’est toutefois pas en ligne avec les règles multilatérales, qui exigent que tout accord de libre-échange englobe « l'essentiel des échanges » entre les deux parties (article 24 du GATT).
La réponse de la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, dans un courrier daté du 6 novembre, appellerait en effet à entreprendre ces discussions dans le cadre de négociations bilatérales visant à libéraliser les échanges de produits industriels et de la pêche (EUROPE 12236/12). Ces négociations n’ont, à ce jour, pas encore été initiées (EUROPE 12304/25). (Hermine Donceel)