À la veille du trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, le président du Parlement européen, David Sassoli, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont salué cette date historique et souligné la nécessité d'en faire perdurer le souvenir aujourd'hui.
Tous deux ont rappelé l'importance pour l'Europe contemporaine de cet événement, décrit par Jean-Claude Juncker comme le « début d'un nouveau chapitre », « un moment décisif dans l'histoire européenne » qui « a changé pour toujours le cours de l'Histoire ».
David Sassoli a également qualifié la chute du mur d'« épisode fondateur », qui nous a rendus « meilleurs et plus forts » et « nous offre, à nous et aux générations futures, l'opportunité d'affronter les défis mondiaux ensemble, en nous appuyant sur nos valeurs communes ».
Les deux hommes ont rendu hommage au courage de ceux qui sont descendus dans les rues à l'automne 1989. « Ils ont risqué leur propre liberté pour acquérir la liberté de tous », a déclaré le président de la Commission. « Grâce à eux, une génération entière de jeunes Européens n'a connu depuis que la paix et la liberté [...] C'est notre mission aujourd'hui de défendre une société libre et démocratique en Europe avec la même détermination. »
Le président du PE a, lui aussi, rappelé qu'il était « de notre devoir de ne pas oublier cette leçon » : « Nous devons nous souvenir de la jeunesse de Berlin et, avec le même courage, continuer d'abattre les murs, de dépasser les préjugés, de combattre le nationalisme et de travailler pour une Europe fondée sur la solidarité ».
Une commémoration aura lieu lors de la prochaine session plénière du Parlement européen à Bruxelles, le mercredi 13 novembre. Elle se déroulera en présence de Wolfgang Schäuble, président du Bundestag allemand, et sera suivie d'un tour d'interventions des représentants des groupes politiques. (Agathe Cherki - Stage)