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Bulletin Quotidien Europe N° 12366
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

L’avenir du secteur européen de la viande bovine inquiète la commission de l'agriculture du PE

Les députés de la commission de l’agriculture du Parlement européen se sont inquiétés de la situation du secteur de la viande bovine lors d’un débat, le 5 novembre.

Le représentant de la Commission européenne a admis qu’il y avait des raisons d’être inquiet pour l’avenir du secteur européen de la viande bovine : « Les prix sont faibles et le secteur est face à plusieurs défis, la consommation baisse et des changements affectent les flux commerciaux », a-t-il dit, même si des différences existent entre les prix. La baisse des prix (-5% en moyenne) au cours des derniers douze mois a frappé surtout les éleveurs en Pologne (-9%), en Suède (-7%) et en Allemagne (-6,6%). La Roumanie et la France ont connu au contraire une hausse (certes modeste) des prix.

Ces dernières années, les enjeux climatiques, l’évolution des modes de consommation et les perspectives d’un Brexit sans accord ont été sources d’une grande déstabilisation du marché de la viande bovine en Europe, a expliqué la Commission.

Anne Sander (PPE, française) a estimé que la PAC réformée en 2013 permettait d’avoir un certain nombre d’outils en matière de gestion des risques et de contractualisation. Les propositions sur la PAC post-2020 comportent aussi des mesures, dont les écorégimes. Jarosław Kalinowski (PPE, polonais) a regretté que la Commission ait fourni une aide pour les producteurs irlandais, mais pas aux éleveurs polonais. Jérémy Decerle (Renew Europe, français) et d’autres députés ont évoqué les inquiétudes suscitées par le projet d’accord commercial UE/Mercosur.

La Commission a souligné que les exportateurs brésiliens de viande (un petit nombre d’entre eux ont une licence pour exporter vers l’UE) visent surtout le marché chinois, pas le marché européen. La Commission a ajouté que l’UE appliquait des contrôles très rigoureux aux importations et qu’une clause de sauvegarde existe dans l’accord UE/Mercosur, pouvant être déclenchée en cas de hausse brutale des importations ou en cas de menaces sérieuses qui déstabiliseraient le marché. (Lionel Changeur)

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