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Bulletin Quotidien Europe N° 12366
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POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Exposition aux produits chimiques, le BEE s'alarme des résultats du plus grand biomonitoring humain en Europe

En Europe, les citoyens absorbent des centaines de produits chimiques industriels, les phtalates, le bisphénol A et les PFAS étant considérés comme un « grave problème de santé publique », s’est alarmé le Bureau européen de l’environnement (BEE), vendredi 8 novembre, se référant aux résultats de la plus grande étude de biosurveillance humaine, validée par l’OMS.

Selon cette étude (HMB4EU), la majeure partie de la population est contaminée par certains produits chimiques persistants et toxiques. Plus préoccupant encore : les enfants présentent des concentrations plus élevées de certaines substances que leurs mères et présentent des niveaux « alarmants » de PFAS.

« Les enfants naissent 'prépollués', avec plus de substances dans leurs corps que leurs parents. Cela menace notre avenir et les coûts de l'inaction deviennent trop élevés. L'UE doit protéger les générations actuelles et futures ; le statu quo n'est plus une option. Elle devrait donner la priorité à la prévention de l'exposition et à la protection comme un droit de l'homme », commente Tatiana Santos, expert du BEE.

L'ONG a annoncé qu'elle avait écrit le jour même à la Présidente élue de la Commission, Ursula von der Leyen, pour lui signaler que la législation REACH sur les produits chimiques est régulièrement enfreinte dans les États membres.

« Seules 43 des 1 400 substances dangereuses ciblées sont strictement contrôlées et pourtant les entreprises obtiennent l'autorisation de continuer à les utiliser dans 99,54 % des cas », écrit l'organisation. Le BEE veut que l'UE réglemente les mélanges chimiques, et non pas uniquement les substances individuelles, et que, par mesure de précaution, elle prévoie l'élimination progressive des substances chimiques persistantes présentes dans l'organisme humain.

Le programme HMB4EU (74 millions €) a prélevé des échantillons de sang, d'urine et d'autres échantillons biologiques sur des milliers d'enfants, d'adolescents et d'adultes dans plus de 20 pays européens pour vérifier les niveaux de contamination humaine de 18 des groupes de produits chimiques les plus préoccupants, notamment les retardateurs de flamme, les pesticides, les plastifiants et les PFAS. Voir l'étude à la page : http://bit.ly/2NxvoGh  (Aminata Niang)

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