Le président français, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, se sont dits ouverts, mercredi 27 février à Paris, à l'extension après le 29 mars du délai de négociation entre le Royaume-Uni et les Vingt-sept sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, tout en demandant à Londres de justifier les raisons d'une telle extension.
Sur le Brexit, « l'unité de vue totale » : il n'y aura pas de renégociation de l'accord sur un retrait britannique ordonné, a affirmé M. Macron. « Nous pourrons examiner une extension des négociations, si elle est justifiée par de nouveaux choix des Britanniques », a-t-il ajouté, faisant valoir « le besoin d'une perspective claire sur les objectifs poursuivis ».
« Si le Royaume-Uni a besoin de plus de temps, nous ne dirons pas non, mais nous voulons une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE », a déclaré Mme Merkel.
Sommet européen de printemps. Les deux dirigeants ont planché sur les sujets à l'ordre du jour du Conseil européen des 21 et 22 mars, parmi lesquels l'avenir du marché intérieur et les relations transatlantiques.
M. Macron a notamment indiqué que la France et l'Allemagne présenteraient une contribution commune pour renforcer « la défense de l'industrie européenne face aux menaces stratégiques ».
Cette initiative est une réponse au rejet par la Commission européenne du rapprochement entre le Français Alstom et l'Allemand Siemens dans le secteur ferroviaire (EUROPE 12197, 12192). Mme Merkel a évoqué des « modifications » nécessaires du droit européen de la concurrence. (Mathieu Bion)