Les ambassadeurs des 28 États membres auprès de l'UE (Coreper) ont décidé, mercredi 27 février, de prolonger les sanctions à l’encontre de 12 personnes, dont l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, accusées de détournement de fonds de l’État ukrainien et de leur transfert illégal hors d'Ukraine.
À l'inverse, ils ont retiré de la liste des personnes sanctionnées l’ancien chef de l'administration de l'ancien président ukrainien, Andriy Klyuyev, en raison d'un « manque de solidité de la base légale ».
En juillet 2018, le Tribunal de l’UE avait levé le gel des avoirs de M. Klyuyev pour la période mars 2017-mars 2018 (EUROPE 12060). En novembre, le président du Tribunal avait cependant refusé de suspendre les sanctions à son encontre. Il avait estimé que, si la demande était justifiée à première vue, concernant la décision de juillet, M. Klyuyev n'avait pas réussi à établir l’urgence de la nécessité de suspendre les sanctions (EUROPE 12149).
La prolongation, pour douze mois, pourrait être officiellement adoptée, sans débat, à l’occasion du Conseil 'Transport, Télécommunications et Énergie’ du lundi 4 mars.
Ces sanctions, qui ont cours jusqu'au 6 mars 2019, avaient été adoptées initialement le 5 mars et le 15 avril 2014, et concernaient à l’origine 22 personnes (EUROPE 11033). (Camille-Cerise Gessant)