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Bulletin Quotidien Europe N° 12022
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Cour des comptes invite les États membres et la Commission à mieux évaluer leurs politiques d'intégration des migrants légaux

Il est très difficile d’évaluer le degré et la qualité de l’intégration dans les pays membres des migrants légaux venus de pays tiers alors que ces personnes représentent un intérêt potentiel notable pour l’économie des États membres, a constaté jeudi 17 mai la Cour des comptes européenne dans un nouveau rapport. 

Celle-ci n’a pas procédé cette fois à un audit des politiques d’intégration dans les États membres, car les statistiques fiables pour le faire n’existent pas, a expliqué l’institution européenne. 

L’institution a pu néanmoins identifier des défis communs aux États membres en se basant sur des entretiens aux niveaux européen et national, des sondages réalisés dans les États membres et sur des entretiens avec l’Organisation internationale pour la Migration ou encore le Haut-commissariat aux Réfugiés des Nations Unies. 

Ce rapport porte sur les personnes migrantes en situation légale dans l’UE, à savoir les personnes en situation de travail, les situations de regroupement familial ou encore les demandeurs d'asile et les réfugiés. 

L’étude de la Cour a identifié sept grands défis à relever. Premier défi : la rapidité avec laquelle l’on se préoccupe d’intégrer les migrants. « Plus l'intégration commence tôt, plus elle a de chances de réussir », dit la Cour, mais les règles qui s'appliquent aux migrants ne sont pas les mêmes dans toute l'UE. Une telle situation « pousse les migrants à se déplacer d'un pays à l'autre et, partant, retarde le début du processus d'intégration », ajoute-t-elle. 

Les discriminations dont sont victimes les migrants constituent le second grand défi avec une immigration souvent « perçue de manière négative par de nombreux Européens ». 

Les auditeurs de l'UE estiment aussi qu’il faut plus de visibilité et d’évaluation des financements européens. « Plusieurs instruments de l'UE peuvent servir à financer des mesures d'intégration, mais le montant total qui y est consacré n'est pas connu », notent-ils. 

Depuis 2015, l'UE a mobilisé plus de 5 milliards d'euros de financements supplémentaires pour faire face à l'augmentation des flux migratoires, dont plus de 100 millions d'euros ont été alloués à l'intégration des migrants. Mais la Cour des comptes estime que les besoins des migrants doivent être bien évalués en amont afin que les financements soient adéquats. 

Le rapport met encore en exergue la diversité des politiques d’intégration entre les États membres et la complexité de certaines d’entre elles, avec près de 400 organisations différentes à travers les États membres pour gérer les fonds européens d’intégration.

Plus d'informations : https://bit.ly/2KtLPyX (Solenn Paulic)

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