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Bulletin Quotidien Europe N° 12022
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POLITIQUES SECTORIELLES / Industrie

La Commission propose d’installer un arsenal de technologies embarquées pour améliorer la sécurité des véhicules

La Commission européenne a proposé, jeudi 17 mai, de rendre obligatoire l’installation sur les voitures particulières de onze dispositifs de sécurité avancée pour baisser la mortalité routière et ainsi améliorer les statistiques de sécurité routière. 

Cette proposition de règlement sur la sécurité générale des véhicules, abrogeant les règlements actuellement en vigueur, s’inscrit dans le cadre du troisième et dernier paquet ‘mobilité’, qui vise notamment à réduire les émissions de CO2 des véhicules lourds, à numériser le transport et à renforcer la sécurité routière (voir autres nouvelles). Ce texte, de concert avec la proposition concernant la gestion des infrastructures routières, relève naturellement de cette dernière catégorie. 

Il s’agit, pour Violeta Bulc, la commissaire chargée des Transports, de « protéger tous les usagers de la route », comme elle l’a affirmé en conférence de presse. « Notre but est de nous assurer que tous les usagers de la route, peu importe le prix de la voiture, pourront bénéficier des derniers développements dans les nouvelles technologies », a-t-elle ajouté. Cette proposition, élément-clef de ce dernier paquet ‘mobilité’, était très attendue par les associations de sécurité routière d’une part, mais également par les industries automobiles, directement touchées par les futures règles relatives à la conception des véhicules. 

Parmi ses préconisations, l’institution suggère ainsi qu'à l'avenir, tous les véhicules soient équipés d’un système précis et intelligent de surveillance de la pression des pneumatiques, capable de communiquer avec le conducteur. Autres suggestions communes aux véhicules lourds et légers, l’installation de systèmes d’adaptation intelligente de la vitesse, de facilitation de l’installation d’un éthylomètre antidémarrage, de surveillance de la somnolence et de l’attention du conducteur ou encore de reconnaissance avancée de distraction. 

La Commission propose ensuite des dispositions spécifiques pour les véhicules légers (voitures particulières et véhicules utilitaires légers), à savoir notamment l’installation de systèmes de freinage d’urgence, de maintien de la trajectoire ou encore d’un enregistreur de données d’événements. Au total, si la proposition était adoptée telle quelle, onze systèmes avancés seraient obligatoirement installés sur une voiture particulière trois ans après l’entrée en vigueur du règlement. 

Si les propositions sont quelque peu différentes concernant les autobus et camions, l’institution souhaite qu’ils soient équipés, à terme, d’un système d’avertissement de déviation de trajectoire ou de systèmes avancés capables de détecter des usagers vulnérables de la route se trouvant à proximité immédiate de l’avant ou du côté droit du véhicule. Sans avancer de dispositions précises en la matière, la Commission se positionne par ailleurs pour que ces véhicules soient « conçus et construits de façon à améliorer la visibilité directe des usagers vulnérables de la route depuis le siège du conducteur », le manque de visibilité des chauffeurs conduisant à des accidents. 

L’institution estime par ailleurs que, si ces mesures étaient effectivement mises en place, elles sauveraient 7 300 vies et éviteraient 38 900 blessures graves sur la période 2020-2030. 

Satisfaction du côté de la société civile. Les propositions de la Commission européenne en matière de sécurité routière ont été accueillies avec bienveillance de la part du Conseil européen pour la sécurité des transports (European Transport Safety Council - ETSC). Dans un communiqué de presse, l’organisation salue effectivement, par le biais d’Antonio Avenoso, son directeur exécutif, des annonces qui « pourraient représenter le plus grand pas en avant en matière de sécurité routière en Europe depuis l’introduction de la ceinture de sécurité ». « Il est absolument crucial que les États membres de l’UE et le Parlement européen apportent leur soutien » aux textes, prévient-il cependant. 

Même satisfaction du côté de l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEAEuropean Automobile Manufacturers' Association), qui « salue l’initiative de réviser les règlements sur la sécurité », comme l’a déclaré Erik Jonnaert, son secrétaire général. « Ce dont nous avons besoin, c’est d’une politique de l’UE en matière de sécurité routière qui priorise les mesures qui apportent les meilleurs résultats, tout en étant les plus efficaces en termes de coûts », a-t-il ajouté. (Lucas Tripoteau)

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