Bruxelles, 18/12/2014 (Agence Europe) - La ministre serbe de l'Intégration européenne, Jadranka Joksimovic, s'est dite jeudi 18 décembre « quelque peu déçue » que son pays n'ait pas encore ouvert de chapitres de négociation d'adhésion.
« Il n'y a pas de date, mais nous n'allons pas abandonner, nous allons continuer à travailler encore plus dur pour les négociations », a expliqué la ministre. Elle a rappelé que la Serbie faisait « tout son possible » pour que l'intégration européenne reste son objectif stratégique, « que ce soit à long ou à moyen terme. Nous pensons que 2014 n'a pas été une mauvaise année pour nous dans le contexte de l'intégration, nous allons tout faire pour que 2015 soit encore meilleure », a ajouté la ministre à l'issue de la deuxième réunion du Conseil de stabilisation et d'association UE-Serbie.
La Serbie a ouvert ses négociations d'adhésion le 21 janvier 2014 (EUROPE 11001). Si certains États membres sont prêts à ouvrir les chapitres 23 (appareil judiciaire et droits fondamentaux) et 24 (liberté, sécurité, justice), d'autres souhaitent que le chapitre 35 sur les questions liées au Kosovo soit ouvert en même temps. Pour Mme Joksimovic, une fois que le dialogue aura repris avec le Kosovo, il sera nécessaire de « s'asseoir autour d'une table notamment pour savoir quoi faire au sujet de l'ouverture du chapitre 35 ». Mais pour le ministre letton des Affaires étrangères, Edgars Rinkevics, la mise en place de l'accord avec Pristina est ce qui fait ce chapitre. « Il n'y a pas de nouvelles conditions ou demandes », a-t-il ajouté. « Ce que nous voulons voir est une mise en place plus active de l'accord », a-t-il ajouté.
Interrogée sur l'alignement de la politique étrangère de la Serbie sur celle de l'UE (EUROPE 11219), la ministre serbe a rappelé que son pays n'éviterait aucune obligation. « Ce n'est pas facile de faire partie de décisions dans lesquelles on n'a pas été impliqué», a-t-elle fait valoir. La Serbie n'a pas adopté les sanctions de l'UE face à la Russie. M. Rinkevics a espéré un alignement progressif de la Serbie avec la politique étrangère et de sécurité de l'UE, qui aurait lieu « aussi vite que possible ».
La partie européenne a rappelé l'importance de poursuivre les réformes. (CG)