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Bulletin Quotidien Europe N° 11221
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Le ton allemand est rassurant, le ton grec plus alarmiste

Bruxelles, 18/12/2014 (Agence Europe) - Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a tenu un discours plutôt rassurant sur la situation de la Grèce, jeudi 18 décembre devant le Bundestag, qui a approuvé dans la foulée l'extension de deux mois du programme d'aide dont bénéficie la Grèce. « La situation du pays est meilleure que ce qui était généralement attendu il y a quelques années », a-t-il dit, citant notamment les réformes du marché du travail « qui ont rendu le pays plus compétitif ». « Si les réformes en cours se poursuivent, la Grèce connaîtra d'autres succès », a-t-il conclu.

En Grèce, après un rejet au premier tour par le parlement national (à 160 voix alors que 200 voix étaient nécessaires pour ce tour) du candidat à la présidence proposé par le gouvernement, Stavros Dimas, le ton se voulait plus alarmiste. Si, lors du troisième tour, M. Dimas ne reçoit pas l'aval de 180 élus, le pays devra tenir des élections anticipées, dont le parti de la gauche radicale Syriza pourrait sortir vainqueur. Constantinos Mitsotakis, président honoraire de la Nouvelle démocratie (au pouvoir), a dit jeudi, selon la presse grecque, que des élections anticipées mèneraient le pays à une sortie de la zone euro. Un appel du pied et à la responsabilité aux députés, alors que le spectre d'un 'Grexit' semblait depuis plusieurs mois écarté pour de bon. La Commission européenne a redit cette semaine que le seul scénario possible pour elle serait de garder la Grèce fermement ancrée dans l'eurozone. Depuis Rome, le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s'est également voulu rassurant. « La Grèce de 2015 n'est pas la Grèce de 2010 ou de 2011 », a-t-il dit lors d'une conférence.

Le Bundestag a également discuté d'une ligne de crédit de précaution à accorder à la Grèce une fois qu'elle aura conclu son programme. Selon le quotidien Kathimerini, un document présenté aux députés allemands évoque une ligne de crédit de 10,9 milliards et précise que la Commission européenne évalue les besoins du pays pour 2015 entre 6 et 12 milliards d'euros. (EL)

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