Bruxelles, 17/10/2013 (Agence Europe) - Selon la Commission européenne, la Bosnie-Herzégovine a réalisé des progrès « très limités » pour répondre aux critères politiques et pouvoir faire une demande crédible d'adhésion à l'UE. Dans son rapport de suivi 2013 adopté le 16 octobre, elle souligne que, malgré les efforts de l'UE (EUROPE 10940), aucune solution n'a été trouvée pour mettre en oeuvre le jugement de la Cour européenne des droits de l'homme Sejdic-Finci. « S'occuper de ce jugement est essentiel pour l'entrée en vigueur de l'accord de stabilisation et d'association et pour une demande crédible d'adhésion à l'UE », rappelle la Commission. Et de poursuivre: « Ce jugement doit être mis en oeuvre de toute urgence afin d'avoir les amendements de la Constitution et la loi électorale en vigueur en avril 2014 au plus tard, à temps pour les prochaines élections générales ». Elle ajoute qu'aucun progrès n'a été réalisé sur l'établissement d'un mécanisme efficace de coordination sur les questions liées à l'UE.
L'exécutif européen regrette l'absence d'une vision partagée par les représentants politiques sur l'orientation et l'avenir du pays, ou sur la façon dont il devrait fonctionner. « Inspirez-vous de votre équipe de football, quel succès avec son ticket d'entrée pour la Coupe du monde 2014, c'est le résultat du travail d'équipe », a lancé aux dirigeants le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle.
La Bosnie-Herzégovine a peu progressé vers une économie de marché viable et il y a « très peu de progrès » en termes de rapprochement avec la législation et les normes de l'UE, selon la Commission. Les avancées sont aussi limitées dans la lutte contre la corruption et le crime organisé, la corruption restant répandue. Et malgré des progrès, la discrimination envers les LGBT ou les Roms se poursuit, indique le rapport. Cependant, quelques avancées ont été faites en termes de justice, de réforme du système judiciaire ou encore sur les crimes de guerre. (CG)