Bruxelles, 17/10/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a indiqué, dans son rapport de suivi 2013 publié le 16 octobre, que plusieurs chapitres de négociations pourraient être ouverts avec le Monténégro, qui a commencé ses négociations d'adhésion en juin 2012. Ainsi, elle a recommandé l'ouverture des chapitres 23 (Appareil judiciaire et droits fondamentaux) et 24 (Justice, sécurité et liberté), considérant que le Monténégro a rempli les critères d'ouverture. « Des efforts continus sont nécessaires pour mettre en oeuvre efficacement les plans d'action sur ces chapitres et pour construire une feuille de route durable dans la lutte contre la corruption et le crime organisé », précise la Commission. Elle ajoute que les attaques contre les journalistes sont une source de préoccupation et doivent faire l'objet d'enquêtes et de poursuites. Le commissaire à l'Élargissement a espéré que ces chapitres seraient ouverts avant la fin de l'année et « quelque chose me dit qu'on pourrait peut-être en ouvrir d'autres », a-t-il ajouté. L'exécutif européen propose ainsi l'ouverture des négociations de six autres chapitres sur les marchés publics (5), le droit des sociétés (6), le droit de la propriété intellectuelle (7), la société de l'information et des médias (10), la fiscalité (16) et la politique d'entreprise et industrielle (20).
Mais les capacités administratives limitées du Monténégro doivent être renforcées pour assurer l'application effective de la législation de l'UE, note la Commission.
Dans son rapport, elle souligne que le Monténégro a accompli de nouveaux progrès dans l'établissement d'une économie de marché viable, a amélioré sa capacité à assumer les obligations découlant de l'adhésion à l'UE et continue de répondre suffisamment aux critères politiques. Depuis un an, le pays a fait face à un certain nombre de défis politiques, dont des allégations de détournement de fonds publics à des fins partisanes, la nécessité d'améliorer le processus électoral et de compléter les amendements constitutionnels pour renforcer l'indépendance du pouvoir judiciaire, rappelle le rapport qui poursuit: « Le parlement a adopté ces amendements constitutionnels en juillet ». (CG)