Bruxelles, 17/10/2013 (Agence Europe) - Le Royaume-Uni et les États-Unis ont salué l'approche iranienne lors des négociations sur le nucléaire iranien, les 15 et 16 octobre, mais, pour la Russie, il n'y a pas de quoi applaudir.
Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a salué « l'approche plus positive » de l'Iran, précisant qu'il y a eu « des échanges sérieux » avec l'Iran sur des sujets de préoccupation. « Les diplomates ont, pour la première fois, entamé des discussions plus approfondies avec l'Iran sur la manière de traiter des graves préoccupations » de la communauté internationale, a-t-il ajouté, espérant que les négociations « aboutiront bientôt à des résultats concrets ». « Il y a beaucoup de travail à faire, mais nous ne devons pas perdre cette occasion », a-t-il conclu.
Les États-Unis, par la voix du porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, ont salué une approche iranienne « sérieuse et substantielle dont nous n'avions pas été les témoins dans le passé ». « Toutefois, personne ne devrait s'attendre à une percée du jour au lendemain », a-t-il indiqué, ajoutant qu'il s'agit de « questions compliquées et techniques ».
Mais, pour le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, si « les résultats sont meilleurs que ceux à Almaty » lors des dernières discussions, « cela ne garantit pas de progrès ultérieurs. Il n'y a pas de raisons d'applaudir. On aurait pu mieux travailler ». Selon lui, la distance à parcourir pour rapprocher les positions de l'Iran et de l'E3+3 « se compte en kilomètres, alors que l'avancée sur ce chemin se compte en pas équivalents à un demi-mètre ». Il a qualifié les négociations de « difficiles, parfois tendues, parfois imprévisibles du point de vue des résultats », précisant que la principale difficulté est le manque de confiance entre les parties. (CG)