Bruxelles, 15/03/2011 (Agence Europe) - Les négociations pour un accord bilatéral de libre-échange entre l'UE et la Malaisie sont « en bonne voie » pour aboutir d'ici juin 2012. Karel De Gucht espère toutefois qu'Européens et Malais trouveront un accord mutuellement bénéfique sur les marchés publics.
Lancés en octobre dernier, et après deux premiers tours de table, les pourparlers pour un accord commercial entre l'UE et la Malaisie sont « en bonne voie » pour aboutir d'ici l'échéance fixée en juin 2012, a assuré lundi 14 mars le ministre malais du Commerce Mustapha Mohamed, avant une entrevue à Kuala Lumpur avec le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht, en tournée dans le Pacifique du 13 au 21 mars. Les négociateurs européens et malais, qui se retrouveront à la mi-mai à Bruxelles, devront toutefois trouver un terrain d'entente sur le chapitre des marchés publics, dossier le plus épineux à résoudre désormais. « Dans toutes les négociations, les marchés publics sont un sujet délicat pour la Malaisie comme pour nos partenaires commerciaux, car des milliards de dollars sont en jeu, et il est naturel que tous les gouvernements veuillent s'assurer que leurs intérêts sont protégés. Nous comprenons la position de chacun et sommes prêts à aller de l'avant. Nous voulons aplanir nos divergences », promet M. Mohamed. Les marchés publics sont une question sensible pour la Malaisie, qui n'a pas inclus ce chapitre dans ses accords bilatéraux passés avec le Chili, l'Inde, la Nouvelle-Zélande et le Pakistan. « Des compromis seront nécessaires mais il existe des avantages manifestes pour la Malaisie. L'UE a un marché très ouvert pour les marchés publics. Les adjudications portent sur plus de 300 milliards d'euros. Je crois que nous pouvons créer une situation gagnant-gagnant. En prenant des engagements conjoints dans des domaines qui affectent le commerce, comme la propriété intellectuelle, les marchés publics ou la concurrence, nous aiderons les entreprises à opérer librement et équitablement sur le marché », estime pour sa part M. De Gucht. Si Kuala Lumpur a jusqu'ici octroyé la grande partie des contrats publics malais à des entreprises nationales, le commissaire De Gucht attend de l'accord de libre-échange avec la Malaisie qu'il rééquilibre l'ouverture des marchés publics malais en faveur des firmes européennes. (E.H.)