Bruxelles, 01/12/2008 (Agence Europe) - Les 27 ministres européens des Sports ont signé à Biarritz, à l'occasion d'une réunion informelle organisée mercredi 26 et jeudi 27 novembre, une déclaration commune demandant à la Commission européenne « d'étudier la compatibilité d'une proportion minimale de joueurs sélectionnables en équipes nationales avec le droit européen », a indiqué le secrétaire d'État français chargé des sports, Bernard Laporte. Une déclaration qui s'inscrit dans l'esprit de la règle des «6+5» adoptée par la FIFA (Fédération internationale de football association) en mai dernier mais en contradiction avec les règles européennes relatives à la libre circulation des personnes, au marché intérieur et à la concurrence. Les ministres sont également convenus de créer dès 2009 un cadre de consultation avec le Comité international olympique et le mouvement sportif à l'intérieur de l'UE et de réfléchir à un système de double formation éducative et sportive. Les ministres n'ont toutefois pas atteint de consensus à propos d'un cadre pour un contrôle harmonisé de la gestion et des finances des clubs. Le président de l'UEFA Michel Platini a, de son côté, plaidé en faveur de l'adoption par la Commission de lignes directrices pour le sport qui permettraient au monde du sport de rester dans la légalité sans compromettre son autonomie, arguant que « l'équité sportive et l'équilibre des compétitions ne peuvent être soumis à l'arbitraire des lois du marché ». Dans un communiqué, les commissaires Jan Figel, responsable des sports, et Vladimir Spidla, chargé des affaires sociales, ont déclaré être conscients de la nécessité de rééquilibrer les règles relatives au football mais répété que la règle « 6+5 » est une « discrimination directe basée sur la nationalité ». En ce qui concerne le transfert de joueurs de moins de 18 ans, « la Commission partage les préoccupations exprimées par les parties prenantes du monde du sport à propos de la protection des mineurs ». Pour les commissaires, les questions relatives à l'organisation d'événements sportifs sont de la compétence des organisations elles-mêmes, « pour autant que les règles soient compatibles avec le droit européen ». La Commission a indiqué vouloir travailler en étroite coopération avec les parties concernées à la recherche d'une solution pour les points qui font litige (I.L.)