Bruxelles, 01/12/2008 (Agence Europe) - Louis Michel, commissaire européen à l'Aide humanitaire, se dit extrêmement préoccupé par l'aggravation de la crise humanitaire à Gaza causée par la fermeture permanente des points de passage, et appelle les autorités israéliennes à garantir le libre accès de travailleurs humanitaires aux populations à secourir, tant dans la bande de Gaza qu'en Cisjordanie.
Ces préoccupations ont été exprimées lundi 1er décembre, jour où un navire libyen a été empêché par la marine israélienne de livrer son aide humanitaire à Gaza. Dans un communiqué, Louis Michel déclare « depuis le 4 novembre, seul le point de passage de Kerem Shalom a été ouvert, et pour quatre jours seulement (les 17, 24, 26 et 27 novembre), autorisant la livraison de quantités limitées d'aide alimentaire. J'ai condamné sans relâche les attaques de roquettes ciblées sur les civils israéliens et je réitère cette condamnation. Mais la fermeture des points de passage de Gaza est une forme de punition collective infligée aux civils palestiniens, ce qui constitue une violation du droit humanitaire « international ».
Le commissaire ajoute que « sa préoccupation principale, aussi bien à Gaza qu'en Cisjordanie, est que l'aide humanitaire parvienne aux populations civiles qui en ont cruellement besoin » et rappelle les principes de neutralité, d'impartialité et d'indépendance de l'aide humanitaire dont le respect doit garantir l'accès libre, immédiat et sûr aux populations vulnérables.
De manière plus générale, la Commission souligne, dans ce communiqué, « la nécessité de mettre un terme à toutes les entraves à la liberté de mouvement des civils et des travailleurs humanitaires, ainsi qu'aux actions susceptibles d'accroître le nombre de personnes déplacées ». (A.N.)